Son cerveau ne se souvenait que de ce qu'il ne connaissait pas.
Il se lamentait de ne pas trouver sa vocation, assis au plein milieu de sa voie.
Il est aussi peu probable d'espérer voir un séducteur ne plus séduire que de voir les babines d'un bouledogue se défriper.
Un de ces petits faits du web que j'aime: en entrant "une passante" sur le moteur de recherche Google, la première page ne cite pratiquement qu'une seule chose: le poème "A une passante" de Charles Baudelaire.
Quand on sait un peu l'art des mots qui font pleurer, l'art des mots qui font aimer, rire ou rêver, on se doit d'être très prudent. Les gens qui nous lisent nous confient quelque chose de précieux, d'intime, nous font confiance. Et ça, c'est énorrme. On n'a pas le droit de les trahir ou de jouer avec eux. On n'a pas le droit d'ériger l'émotion en système comme le font certains.
Je remercie Gmail d'avoir créé une fonction "Take a break" et de me suggérer d'aller faire un tour, de faire une pause ou du vrai travail ("Go out a walk, get some real work done or have a snack. We'll be back in 14 minutes!").

Quand le web vous suggère de vous éloigner du web, c'est que vous êtes profondément virtualisé.
Grâce au web, j'ai gagné une heure en réservant mon billet en ligne, en n'ayant pas besoin de passer à l'agence de voyage ni à la banque pour aller chercher l'argent pour l'agence.

Bien.

Mais qu'est-ce que je vais faire de cette heure que j'ai gagnée?

Et puis, seul, devant mon écran, je n'aurais pas profité de faire une pause salutaire, de descendre dans la rue, de sentir le froid mordre mon visage, de discuter à la charmante voyagiste et d'aller prendre un petit café avant de retourner au travail.
Le but n'est pas d'avoir raison mais de dire ce qu'on sent le plus précisément possible. 
La migraine, cet orage qui se met à gronder au fond du crâne, loin, très loin et qui s'avance lentement avant de se déchaîner et de nous tabasser la tête à grands coups de pompes.
Voilà un ami qui me connaît bien: il m'a offert un Littré. Il n'y avait pas meilleur cadeau pour que je pense souvent à lui.
Exercice de visualisation amusante: un bouledogue auquel on donne la becquetée.
Aujourd'hui, j'ai vu un merle aussi dodu qu'un gros chat noir.
Ce qui reste, si on supprime l'Homme de la terre, s'agite-t-il aussi?
Celui-ci se plaignait toujours de ne pas avoir connu ses parents.

Et celui-là de les avoir trop bien connus.
"Les tout petits sont capables de comprendre des messages diffusés à la télévision. Au cours d'une expérience, des bébés de 12 mois ont visualisé une femme réagissant de manière positive ou négative à des objets. Ensuite, les bébés pouvaient jouer avec ces mêmes objets. Résultats: ils privilégiaient ceux auxquels la femme avait réagi positivement." 

Publicité grand format de Publicitas qui ajoute plus loin: "On n'en sait jamais assez sur les médias".

Figurez-vous que là, oui, j'en sais assez, même trop... j'ai la nausée.
Du mauvais usage des smileys... Ce sont des petits panneaux de signalisation du sens, qui confirment ou infirment le mystère qui pourrait planer sur la phrase. Des panneaux de signalisation du sens en somme, une manière de baliser le terrain pour que le lecteur ne balise pas, ne s'affole pas. Une manière de dire "je rigole", ne te fâche pas, accueille ce que je dis avec bienveillance (et pourquoi donc?).

Le tumulte angoissé suscité par l'absence de smiley chez le lecteur: mais que voulait-il dire? Ai-je bien compris? Signifierait-il que...?

Je suis pour la suppression de ces didascalies infantiles. 
Ces femmes qui font régner le diktat de leurs humeurs, le chant des hormones, allant jusqu'à annoncer à la famille dont le ventre se noue que "ça va m'énerver!". Et chacun se tient tapi dans l'attente du déluge. En général, tout le monde ramasse, mais beaucoup peuvent s'échapper. Seul le plus petit reste sous la main de l'ogre caractériel qui prend son pied dans le déversement de sa bile noire, terroriste familial en puissance, bête insaisissable, sans tête, avec laquelle aucune discussion n'est possible. Elle ne connaît plus aucune limite, renaissant encore plus sauvagement là où la raison tente de se faire entendre.
On se flatte volontiers de nos manquements. C'est tellement plus facile.
Obama: j'avoue être complètement fasciné par cet homme, par cet orateur qui poursuit rien de moins que le destin de Rosa Parks, Martin Luther King, Malcom X, Nelson Mandela... Cet homme est habité. Cette voix, ce regard, cette tenue...

Et ces trois mots, porteurs d'espoirs, de possibles, là où tant analysent, bafouillent, hésitent: Yes, we can!

Que dire de plus?
Verrou, vers où? Vu que la porte est close.
La file des générations se suit et se survit par le ventre.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?