Mais c'est bien sûr! J'avais toujours trouvé dans la parabole de la brebis égarée que c'était tout de même vache que le berger laisse les nonante-neuf autres pour celle qui n'avait pas de GPS, les abandonnant à leur destin. Pourquoi n'avais-je donc jamais songé que ce berger n'était peut-être seul, qu'il avait des associés qui se chargeaient du troupeau en son absence, peut-être même un ou deux chiens qui n'avaient de cesse de les ficeler d'air dans leur course circulaire autour d'eux.
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Chère Bernardines,
Permettez-moi de vous appeler ainsi. Je vous envoie cette petite lettre, par-dessus le muret qui me sépare de vous, pour vous dire: merci! Merci d’être là, merci d’être, par votre vie de prière et d’attention, comme la flamme d’une bougie qui se consume pour notre plus grand bien. Je passe régulièrement devant votre monastère lorsque je vais rendre visite à ma grand-maman, à Monthey. J’aperçois, entre les maisons, la bâtisse qui se dresse et puis, au bord de la route, ce panneau de signalisation brun indiquant un centre d’intérêt culturel ou historique, comme si vous apparteniez au passé, alors que vous êtes les âmes bienveillantes et bien vivantes d’un lieu de pleine présence. Et de toute manière, si vous deviez appartenir à un patrimoine, ce serait celui du cœur...
Permettez-moi de vous appeler ainsi. Je vous envoie cette petite lettre, par-dessus le muret qui me sépare de vous, pour vous dire: merci! Merci d’être là, merci d’être, par votre vie de prière et d’attention, comme la flamme d’une bougie qui se consume pour notre plus grand bien. Je passe régulièrement devant votre monastère lorsque je vais rendre visite à ma grand-maman, à Monthey. J’aperçois, entre les maisons, la bâtisse qui se dresse et puis, au bord de la route, ce panneau de signalisation brun indiquant un centre d’intérêt culturel ou historique, comme si vous apparteniez au passé, alors que vous êtes les âmes bienveillantes et bien vivantes d’un lieu de pleine présence. Et de toute manière, si vous deviez appartenir à un patrimoine, ce serait celui du cœur...
Interprétation possible de la croix issue de l'hindouisme - La croix, c'est la mort de l'ego et la résurrection la réalisation de l'être, sa métamorphose.
Interprétation qui me séduit intellectuellement et me donne l'impression d'avoir raisonnablement compris le mystère. Mais quelque chose résiste, qui me fait bien sentir que quand bien même la croix serait la métaphore d'un passage, ce n'est en tout cas pas par la raison qu'elle se produira.
«Il se produisit en Nekhlioudov le même phénomène qui se reproduit fréquemment chez les êtres entraînés à la vie spirituelle. Une pensée qui d'abord leur a paru étrange, paradoxale, voire comique, trouve dans la vie des confirmations de plus en plus nombreuses et devient pour eux la vérité la plus simple et la plus évidente.» (Tolstoï, Résurrection, Folio, p. 547)
«Il ne venait à l'idée de personne, à commencer par le prêtre et le directeur pour finir par Maslova, que ce même Jésus, dont le prêtre répétait avec un sifflement le nom un nombre incalculable de fois en l'accompagnant de louanges bizarres, que ce même Jésus avait précisément défendu ce bavardage insensé et ces incantations sacrilèges prononcées par les prêtres ses disciples sur le pain et le vin, mais il avait interdit de la façon la plus formelle que des gens appellent d'autres gens leurs maîtres, interdit les prières dans les temples et ordonné de prier dans la solitude, interdit ces temples mêmes et proclamé qu'il était sur terre pour les détruire et qu'il fallait prier non pas dans les temples, mais en esprit et en vérité. Par-dessus tout, il avait défendu aux hommes de juger leurs semblables, de les enfermer dans des prisons, de les tourmenter, de les déshonorer, de les châtier, ce qui se pratiquait ici. Il avait interdit toute violence, car il était venu pour rendre la liberté à ceux qui en étaient privés.
Il ne venait à l'idée d'aucun des assistants que ce qui se déroulait devant eux était un monstrueux sacrilège, une farce aux dépens du Christ, au nom duquel tous ces actes s'accomplissaient. Que cette croix dorée, décorée à ses extrémités de médaillons émaillés, n'était autre chose que la représentation de ce gibet sur lequel fut sacrifié le Christ., justement parce qu'il avait interdit ce qui se faisait maintenant en son nom, à cela nul ne pensait. Il ne venait à l'idée de personne que ces prêtres, qui s'imaginent sous l'espèce du pain et du vin manger le corps et boire le sang du Christ, mangent réellement son corps et boivent son sang non pas dans les morceaux de pain ni dans le vin, mais parce que tout en scandalisant "ces petits" auxquels le Christ s'identifiait, ils les privent en outre du bien suprême et les soumettent aux plus cruelles souffrances, en dissimulant aux hommes la Bonne Nouvelle qu'il leur a apportée.
Le prêtre remplissait son office avec une conscience tranquille, parce que dès l'enfance, on lui avait inculqué que c'était là la seule vraie foi, à laquelle avait cru jadis tous les saints et à laquelle croyaient maintenant toutes les autorités spirituelles et temporelles. Il ne croyait certes pas que le pain se transformait en chair et qu'il était bon pour l'âme de prononcer un certain nombre de mots, ou que véritablement il avait mangé un petit morceau de Dieu - cela on ne peut le croire - mais dans cette croyance, c'est que l'exercice de ses fonctions religieuses lui avait, depuis dix-huit ans déjà, procuré un revenu qui lui permettait de faire vivre sa famille, d'envoyer son fils au lycée et sa fille dans une institution religieuse.»
(Tolstoï, Résurrection, édition Folio, pp. 202-203)
Il ne venait à l'idée d'aucun des assistants que ce qui se déroulait devant eux était un monstrueux sacrilège, une farce aux dépens du Christ, au nom duquel tous ces actes s'accomplissaient. Que cette croix dorée, décorée à ses extrémités de médaillons émaillés, n'était autre chose que la représentation de ce gibet sur lequel fut sacrifié le Christ., justement parce qu'il avait interdit ce qui se faisait maintenant en son nom, à cela nul ne pensait. Il ne venait à l'idée de personne que ces prêtres, qui s'imaginent sous l'espèce du pain et du vin manger le corps et boire le sang du Christ, mangent réellement son corps et boivent son sang non pas dans les morceaux de pain ni dans le vin, mais parce que tout en scandalisant "ces petits" auxquels le Christ s'identifiait, ils les privent en outre du bien suprême et les soumettent aux plus cruelles souffrances, en dissimulant aux hommes la Bonne Nouvelle qu'il leur a apportée.
Le prêtre remplissait son office avec une conscience tranquille, parce que dès l'enfance, on lui avait inculqué que c'était là la seule vraie foi, à laquelle avait cru jadis tous les saints et à laquelle croyaient maintenant toutes les autorités spirituelles et temporelles. Il ne croyait certes pas que le pain se transformait en chair et qu'il était bon pour l'âme de prononcer un certain nombre de mots, ou que véritablement il avait mangé un petit morceau de Dieu - cela on ne peut le croire - mais dans cette croyance, c'est que l'exercice de ses fonctions religieuses lui avait, depuis dix-huit ans déjà, procuré un revenu qui lui permettait de faire vivre sa famille, d'envoyer son fils au lycée et sa fille dans une institution religieuse.»
(Tolstoï, Résurrection, édition Folio, pp. 202-203)
Révélateur. Sur la barque menacée par une tempête (Luc 8, 22-25), le Christ dort tandis que les disciples sont morts d'angoisse. Mais au Mont des Oliviers, où le Christ est saisi d'angoisse en vue de la Passion à venir, les disciples s'endorment alors qu'il leur avait demander de veiller une heure, une petite heure avec lui. Toujours le même souci de l'intégrité physique, immédiate, primale, tandis que l'intégrité psychique, spirituelle est tenue pour mineure.
Les Evangiles sont une parole profondément incarnée, concrète, pas de chichi, de blabla, c'est oui, oui, non, non, tu as un problème avec un ami, ne raconte pas d'histoires, va te réconcilier, tu veux prier et jouer au saint, très bien, mais d'abord du concret, arrête ton cinéma, tu sais que tu dois agir.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
