Je l'aperçois en passant devant la fenêtre de sa cuisine. Il est un peu plus de six heures. Elle tient sur ses genoux la petite qui boit paisiblement son biberon, appuyé contre sa poitrine. Tout est calme. Le grand-papa, son compagnon, dort encore. Ce n'est pas exactement sa petite-fille, mais elle s'en occupe comme son enfant. Elle prend tout son temps, elle a tout le temps, on sent qu'elle n'a à cet instant rien de plus important à faire, que c'est sa haute et seule mission, ses genoux sont une terre d'accueil qui murmurent à l'enfant qu'elle n'a rien à craindre, que tout est bien, qu'elle peut se livrer à cet autre grand travail qui est de grandir. Elle lui offre ce moment de paix indispensable sans lequel rien n'ira jamais.
«Il faut qu’on parle d’un livre et qu’on en fasse parler, plus que le livre lui-même ne parle ou n’a à dire. A la limite, il faut que la multitude des articles de journaux, d’interviews, de colloques, d’émissions radio ou télé remplacent le livre, qui pourrait très bien ne pas exister du tout.»
-- Gilles Deleuze
Au-delà des nouveaux philosophes, c'est tout une manière de fonctionner que Gilles Deleuze éclaire ici, dans sa course à la vanité. Magnique entretien sur www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article3231.
-- Gilles Deleuze
Au-delà des nouveaux philosophes, c'est tout une manière de fonctionner que Gilles Deleuze éclaire ici, dans sa course à la vanité. Magnique entretien sur www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article3231.
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