Affichage des articles dont le libellé est bon soin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bon soin. Afficher tous les articles
«Certes, l'homme est partout l'ennemi de lui-même, son secret et sournois ennemi. Le mal jeté n'importe où germe presque sûrement. Au lieu qu'il faut à la moindre semence de bien, pour ne pas être étouffée, une chance extraordinaire, un prodigieux bonheur.»

Un prodigieux bonheur... Vous avez cru que c'était Bobin? Eh bien non, c'est Bernanos! Et ce prodigieux bonheur, un peu mon n'vœux que c'est tout ce que je vous souhaite pour la nouvelle page qui s'ouvre dans quelques heures comme une absolution pour certains, une gueule de bois pour d'autres, quoi qu'il en soit on se remettra tous au boulot sous peu, et si ça peut être pour cultiver un peu plus de bien, nous ne perdrons pas notre temps.


«Les gens sont fatigués de ne pas faire ce qu'ils aiment faire.» (Daniel Sibony)
Comme l'écrit Erri de Luca, la Bible nous dit que «nous ne sommes rien de moins que cela: un ouvrage de terre et de soin de Dieu».
Prendre soin de soi, c'est prendre soin d'autrui et du monde dans lequel nous vivons.
Celui qui sort de son milieu en écrasant son prochain est un abruti. Celui par contre qui utilise ses dons, ses aptitudes pour féconder le milieu duquel il vient est un saint.
Tout est dans le bon soin que nous prenons de la vie. Tout le reste n'est que risette, divertissement pour tête de linotte.
- Vous comprenez, les abus du système social, m'expliquait-on.

Mais que sont les abus du social face aux abus de la finance? Quelques millions de francs? Face à des MILLIARDS! Quelle importance face à cette nécessité vitale d'une société qui prend soin de ses membres? Quelle mesquinerie de s'atteler à faire justice à l'endroit du plus faible et de laisser le plus fort pavaner qui a été dédommagé pour ses actions criminelles.
Je ne connais pas de bonheur plus grand que de faire quelque chose pour autrui.
Il me suffit de penser à une lampe pour qu'elle s'allume dans mon souvenir. C’est un des grands travaux du verbe «se souvenir» d’illuminer ce qui était resté tapi dans l’obscurité, à nous attendre, nonchalant que l’on vienne ou non. Je suis ainsi allé à la rencontre d’un enfant qui jouait, tout seul. Je lui ai demandé ce qu’il faisait là:

- Tu vois bien, je joue, en attendant que mes parents rentrent.

J’appelle heureux ceux dont la pensée de l’autre esquisse un sourire sur leur visage.
C’est souvent en prenant soin d’autrui qu’on commence par prendre soin de soi
Là où je souffre, là où est la plaie, là est ma chance. J'en suis convaincu, du moins surtout lorsque je ne souffre pas. Et pour autant que cette souffrance finisse par mener à la fleur, je n'ai pas vocation de martyr.
Ne pas se négliger, prendre bon soin de soi, c'est nourrir le meilleur de soi, ce qu'on partage, ce n'est pas de l'égoïsme, mais de l'altruisme de qualité.
Ce qui nous contente et qui tient souvent à peu de choses - ce peu qui en fait, mis bout à bout, est le beaucoup ou l'immense d'une vie.
On n'en finit pas de naître. Un sourire, quelque mots, un rayon de soleil, peuvent nous mettre au monde. Et comment sait-on qu'on se donne un peu plus de vie? Tout simplement parce qu'on se sent profondément bien et en accord avec soi-même.
J'écris pour trouver dans notre quotidien ce qui prend soin de l'être, tout ce qui nous restaure et nous nourrit, ce qui nous répare, tout ce qui constitue des havres d'amour et de paix, tout ce qui favorise notre humanité.
La vie l'avait tellement balloté qu'il avait fini par se dire qu'il n'avait pas le droit mais le devoir d'être heureux.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?