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La deux centièmes chronique du royaume familier publiée, je n'aspire qu'à une chose si je continue mon petit travail d'écriture sur des blogs: tendre vers plus de qualité. M'efforcer de traduire avec plus de précision les émotions quotidiennes. Être un serviteur attentionné des choses les plus anodines et les plus humbles. C'est de cette manière que chacun de mes textes me permettront de faire un peu plus de jour en moi et autour de moi.
Un joli texte tout de pudeur et de tendresse, par Christophe Sanchez, à lire sur son blog, fut-il.net: Force tranquille.
C'est avec plaisir que je constate que je suis à trois chroniques des deux cents chroniques... Pas dix, pas cinquante, pas cent, mais deux cents. Un blog, c'est tout de même un joli lieu d'expression, de créativité, de productivité. (Malgré son nom barbare qui me fait penser à une boisson suédoise.)
Je vois que Brigitte lance son journal en ligne sur paper.li, et je suis pris d'un léger vertige. Non pas tant sur sa démarche, qui est tout à fait salutaire vu qu'elle agrège du contenu et nous permet ainsi d'un peu mieux nous y retrouver. Non, ce qui me semble vertigineux, c'est la multiplication prodigieuse de voix qui cherchent à se faire entendre sur le web, démontrant bien à quel point il y avait une véritable carence expressive et que beaucoup n'ont pas manqué de saisir l'opportunité de ces nouvelles technologies pour prendre la parole, faire entendre une voix singulière - singulière au milieu de mille, un million, un milliard! C'est presque oppressant. Belle leçon d'humilité en tout cas. Je l'entends, et je n'ai qu'une envie: reprendre mon ouvrage, le ciseler au plus près, œuvrer à faire entendre le murmure d'un petit ruisseau d'eau impeccablement vive, et le laisser filer au sein de ce paysage virtuel, nonchalant de savoir même si on l'apercevra. Cela n'a aucune importance.
Jean-Louis Kuffer me rappelle avec justesse que l'écriture web pourrait prêter à certains effets trompeurs. Se méfier de l'effet, se méfier de l'effet, se méfier de l'effet, il n'y a rien de pire que le brushing verbal! Je crois que je vais recommencer à écrire la première version de mes chroniques à la main, pour mieux creuser le sillon de mes phrases.
Ne pas oublier de suivre un tout bon blog d'un lecteur qui a un oeil et une plume redoutablement fertiles: http://carnetsdejlk.hautetfort.com.
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