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Lu dans un roman, La Cathédrale de la mer, qui se passe dans la Barcelone du XIVe siècle, que le cambiste s'il ne pouvait pas honorer les prêts qu'il avait fait, était décapité. J'avais d'ailleurs lu des choses similaires sur des hommes d'affaires en Chine qui avaient été condamnés à mort pour malversations.

Peut-être que les traders qui font mumuse et qui torpillent des entreprises pour se faire du fric sans conscience aucune deviendraient plus scrupuleux si on leur faisait miroiter quelque chose comme la guillotine. Leur glotte se serrerait un peu, et le sens de leur responsabilité avec elle. Peut-être penserait-il que tout ceci n'est pas si virtuel...
«Ceux que les dieux veulent rendre ridicules, ils les inondent de richesses!» 


Paroles éclatantes que Tepjal fait dire à un sage dans son roman Histoire de mes assassins. Et il ne s'agit pas de richesses spirituelles, on l'aura bien compris.
Ces femmes d'une impeccable probité qui tiennent à coûter cher à leur mari afin de prouver que l'amour qu'elle leur porte a de la valeur. Car ce qui n'a pas de prix, ne vaut rien.
Les poèmes ne sont d’aucune utilité pour séduire la femme pie qui n’est attiré que par ce qui brille. Même si pour un temps elle appréciera de trôner dans le cœur de l'amant sincère, sa nature profonde la poussera à retourner braconner le mâle qui a du bien, aussi mal acquis puisse-t-il être.
Le capitalisme est une économie de proie qui se porte bien. Les victimes sont suffisamment nombreuses et consentantes.
Ces splendides femmes d'acier chromé qui ne rêve que de briller et qui ont tiroir à billets à la place du cœur.
Stendhal disait que si un banquier saute par la fenêtre, il faut le suivre, parce qu'il y a 10% à gagner. Et après 1929, il faut toujours le suivre, parce que cela signifie qu'on a tout perdu.
Me revient cette phrase lugubre qu'un comptable d'une fiduciaire m'a lancée un jour, enfoncé comme un gros crapaud derrière son bureau: "Les impôts ont toute la vie pour vous faire payer". J'en ai encore froid dans le dos.
Cette affirmation, incompréhensible pour beaucoup: je ne tiens pas forcément à payer moins cher. Mes assurances, par exemple. L'effort que cela me demande, les démarches administratives, me coûtent effroyablement plus cher que les quelques francs que je pourrais économiser.
La prédominance de l'argent sanctionne la relation véritable à autrui.
Avoir de l'argent ne permet pas de mieux réussir sa vie. En revanche, elle permet sûrement de mieux supporter de l'avoir ratée.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?