«Rester ici sans autre responsabilité que l'accueil du quotidien comme don de Dieu.»
- Christian de Chergé -
Une belle, grande et forte phrase qui me nourrira toute la sainte journée.
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Typiquement le genre d'intellectuel qui a dû passer sa vie à lutter contre un élan du coeur auquel il n'a pas su faire confiance, alors il s'est efforcé de démonter, d'analyser, de rationaliser, de briser, de détruire, avec talent je n'en doute pas, avec une énergie hors du commun même, espérant stériliser jusqu'au dernier germe de vie qui pourrait subsister de ce qu'il a désespérément tenté d'annihiler. Et s'il faut ce niveau de compétence pour être athée... Non, c'est trop fatigant. Et j'ai le foie fragile, je veille à ne pas me soûler d'idée.
Heureusement, le propos est tellement massif (lisez le résumé fait par son compère Onavarié), qu'il n'a aucune chance de me contaminer.
Et je reprends un auteur que j'aime (Fargue, au hasard)... Quelques phrases.... tout s'illumine.
Lire l'article: http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/michel-onfray-jean-soler-l-homme-qui-a-declare-la-guerre-aux-monotheismes-07-06-2012-1471224_326.php
Heureusement, le propos est tellement massif (lisez le résumé fait par son compère Onavarié), qu'il n'a aucune chance de me contaminer.
Et je reprends un auteur que j'aime (Fargue, au hasard)... Quelques phrases.... tout s'illumine.
Lire l'article: http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/michel-onfray-jean-soler-l-homme-qui-a-declare-la-guerre-aux-monotheismes-07-06-2012-1471224_326.php
Le mot «Dieu» manipulé comme «[...]un coupe-faim de la pensée s'empressant de coller un nom sur ce qui la dépasse, la défie, la taraude, un coupe-feu dressé face aux assauts des questions toujours se relevant, un coupe-vent pour se blottir à l'abri de l'angoisse du doute.» (Sylvie Germain, Rendez-vous nomades, Albin Michel, p. 65-66)
«Vous pouvez vivre en simples particules qui s'écrasent et entrent en collision dans un chaos de matières, avec Dieu, ou encore vivre en simples particules qui s'écrasent et entrent en collision dans un chaos de matière, sans Dieu. Mais vous ne pouvez pas vivre hors du chaos des matières en collision.» (Annie Dillard, Au présent, pp.131-132)
«Un homme peut réussir dans la vie sans avoir jamais feuilleté un livre, écrit encore John Cowper Powys, il peut s’enrichir, il peut tyranniser ses semblables, mais il ne pourra jamais "voir Dieu", il ne pourra jamais vivre dans un présent qui est le fils du passé et le père de l’avenir sans une certaine connaissance du journal de bord que tient la race humaine depuis l’origine des temps et qui s’appelle la Littérature.»
Deux scènes magnifiques du film Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. La première, lorsqu'ils chantent en chœur pour marquer leur résistance à l'hélicoptère qui survole le monastère. Quelle belle manière de résistance, tellement différente, tellement humaine et poétique. Et puis, bien entendu, le repas partagé dans le réfectoire, alors que la vieille radio diffuse Le Lac des cygnes de Tchaïkovski. Bon Dieu ce que ce film que j'ai revu pour la seconde fois me fait du bien. Il nous donne à voir de vrais héros, de ceux qui, par leur faiblesse et leur courage, nous permettent d'interroger notre propre humanité.
Les Béatitudes
Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes,
car le Royaume des cieux est à eux!
Heureux ceux qui sont dans la tristesse,
car Dieu les consolera!
Heureux ceux qui sont doux,
car ils recevront la terre, selon ce que Dieu leur
a promis!
Heureux ceux qui ont un vif désir de vivre selon ce que Dieu leur demande,
car Dieu leur accordera pleinement!
Heureux ceux qui ont pitié des autres,
car Dieu aura pitié d'eux!
Heureux ceux qui sont purs en leur cœur,
car ils verront Dieu!
Heureux ceux qui créent la paix autour d'eux,
car Dieu les appellera ses fils!
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice;
car le Royaume des cieux est à eux!
(adapté selon Matthieu par Théodore Monod)
Il y a là de quoi occuper une bonne partie d'une vie, que l'on soit croyant ou non. Pour ceux que le mot «Dieu» dérangent, qu'ils le remplacent par ce qu'ils ont de plus cher, cela fera très bien l'affaire, et on s'économisera ainsi de nombreuses ergoteries inutiles. Car il ne s'agit pas dans ses béatitudes d'autres choses que de huit préceptes qui nous ouvrent à plus d'humanité, à ce ciel qui est sur terre, tout autour de nous et en nous.
Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes,
car le Royaume des cieux est à eux!
Heureux ceux qui sont dans la tristesse,
car Dieu les consolera!
Heureux ceux qui sont doux,
car ils recevront la terre, selon ce que Dieu leur
a promis!
Heureux ceux qui ont un vif désir de vivre selon ce que Dieu leur demande,
car Dieu leur accordera pleinement!
Heureux ceux qui ont pitié des autres,
car Dieu aura pitié d'eux!
Heureux ceux qui sont purs en leur cœur,
car ils verront Dieu!
Heureux ceux qui créent la paix autour d'eux,
car Dieu les appellera ses fils!
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice;
car le Royaume des cieux est à eux!
(adapté selon Matthieu par Théodore Monod)
Il y a là de quoi occuper une bonne partie d'une vie, que l'on soit croyant ou non. Pour ceux que le mot «Dieu» dérangent, qu'ils le remplacent par ce qu'ils ont de plus cher, cela fera très bien l'affaire, et on s'économisera ainsi de nombreuses ergoteries inutiles. Car il ne s'agit pas dans ses béatitudes d'autres choses que de huit préceptes qui nous ouvrent à plus d'humanité, à ce ciel qui est sur terre, tout autour de nous et en nous.
Dire "Gloire à Dieu au plus haut des cieux", c'est placer bien plus haut que soi une aspiration vers laquelle tendre et s'élever. Et quand bien même ce point là-haut n'existerait pas, qu'il serait imaginé ou imaginaire - peut-être archétypique, car largement partagé, qu'importe, s'il me permet d'extraire de la gangue de mon psychisme le meilleur de moi, de m'agrandir pour lui faire de la place?
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
