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Penser sans agir est le pire de tous les maux comme le fait remarquer Alain tout au long de ses Propos sur le bonheur.
Des buts, se fixer des buts comme des mousquetons sur le calendrier, comme un filet jeté sur les 365 jours à venir pour ne pas patiner sur le grand planning vitrifié de la nouvelle année. Parce que nous ne pouvons pas rester là, en attendant le 1er janvier prochain, même s’ils se ressemblent tous. Et finalement, c’est une bonne chose de se sentir contraint à une certaine productivité dont nous tirons avant tout une satisfaction personnelle, et le plaisir d’être dans le coup, d’avoir aussi quelque chose à raconter, de montrer que nous avançons. Vers quoi? La grande affaire! Mais nous avançons. Chacun aura sa propre unité de mesure pour faire sa pesée de l’année prochaine et évaluer sa valeur. Le séducteur comptera en nombre de conquêtes à faire, l’anxieux en nombre d’angoisses surmontées, le cupide en argent gagné, le lecteur en livres lus, l’ambitieux en projets menés, l’écrivain en pages écrites, le paresseux en vaisselles pas faites, l'inspiré en siestes accomplies, et ainsi de suite. Chacun aspirera à ses victoires annuelles, ses rencontres, ses surprises, ses échecs.
«Chaque pensée que j'ai emprisonnée dans la formulation, je dois la libérer par mes actes.» (Khalil Gibran)

C'est bien là où le bât blesse...
"Ma vie n'a pas la hauteur d'un destin" aimait-il à répéter.

Certes. Mais ça n'aurait dû en rien l'empêcher de monter sur un escabeau pour changer l'ampoule électrique du corridor qui était si sombre qu'on avait l'impression d'être accueilli par une ombre.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?