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Heureux l'homme qui peut se dire qu'il a quelques certitudes aussi claires que le chant des oiseaux à l'aube.
Allégresse vendredi dernier d'entendre à nouveau le chant des oiseaux, non plus le seul chant d'une sentinelle, mais des trilles groupés. Mes compagnons d'âme sont de retour.
Appris hier la mort de Montserrat Figueras. Cancer - j'aurais naïvement cru que sa voix prodigieuse, la bonté et la douceur qui en émanaient, l'aurait protégée. Si l'instrument que fut son corps n'est plus, son chant demeure bien vivant. Je me souviens d'avoir souvent songé qu'il y eut sur terre deux enfants qui s'endormaient au son des berceuses qu'elle leur chantait. Les bienheureux! Comme ils devaient bien dormir. (D'ailleurs, elle avait enregistré un disque de berceuses intitulé Ninna nanna.)
Quand je vois tous ces oiseaux qui se rassemblent par centaine pour se préparer à migrer, je ne peux m'empêcher de me dire que c'est tout ça de chant en moins. J'ai l'impression d'être un peu plus abandonné à l'hiver qui se prépare.
Mon noyau d'olive du jour, que j'ai gardé en bouche avec délectation:
«Quand le chant n'est plus là
L'espace est sans passion.» (Guillevic)
Je l'ai déjà cité sur ce blog et ne manquerait pas de le citer encore.
Il devait s'endormir chaque soir au paradis, l'enfant dont la mère est Monserrat Figueras.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?