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Un arbre sait s’il est de la même espèce que son voisin ou non.
Ce qui est nettement moins évident nous concernant, du moins selon mon expérience et ma pratique de l'être humain.
Il est si humain de ne pas pouvoir s'empêcher de raconter une histoire horrible, vécue ou entendu, à quelqu'un à qui on sait qu'il ne faudrait pas la raconter.
Des exemples?
La copine enceinte à qui on ne manquera pas de raconter combien l'accouchement fut pénible.
Le pote qui commence à faire une crise d'angoisse et à qui on décrit l'état épouvantable dans lequel s'est retrouvé untel dans une situation similaire.
Le couple qui adopte et à qui on parle d'une connaissance qui a aussi adopté et dont le premier enfant proposé a eu quelque chose de grave avant qu'ils puissent aller le chercher, mais je préfère ne pas te dire quoi...
C'est un besoin irrépressible, comme si la langue était mue par un ressort malin qui déclenche le mécanisme. C'est un manque de sensibilité, car il est évident que ces petites histoires sont plus nuisibles qu'autre chose, et qu'elle ne sont en rien aidantes pour la personne en difficulté. Mais ainsi va la vie...
Des exemples?
La copine enceinte à qui on ne manquera pas de raconter combien l'accouchement fut pénible.
Le pote qui commence à faire une crise d'angoisse et à qui on décrit l'état épouvantable dans lequel s'est retrouvé untel dans une situation similaire.
Le couple qui adopte et à qui on parle d'une connaissance qui a aussi adopté et dont le premier enfant proposé a eu quelque chose de grave avant qu'ils puissent aller le chercher, mais je préfère ne pas te dire quoi...
C'est un besoin irrépressible, comme si la langue était mue par un ressort malin qui déclenche le mécanisme. C'est un manque de sensibilité, car il est évident que ces petites histoires sont plus nuisibles qu'autre chose, et qu'elle ne sont en rien aidantes pour la personne en difficulté. Mais ainsi va la vie...
Il suffit que je voie un livre sur lequel il est écrit le mot "sérénité" pour que j'aie envie de me ruer dessus pour l'acquérir, comme si, en le possédant, le livre allait magiquement me donner la paix et la tranquillité. Et en général ça marche, je me fais un crédit de bien-être en l'achetant et en me réjouissant de le lire, d'être bien - cette suggestion suffit à me détendre concrètement, c'est de l'auto-suggestion. Mais voilà que je me souviens que, dans la librairie, j'ai vu un autre livre qui avait l'air tout aussi intéressant sur la sérénité poétique ou que sais-je, et me voilà tout malheureux et stressé, me rongeant pour savoir si je ne devrais pas encore vite courir à la librairie pour l'acheter - ça peut devenir une question de vie ou de mort! Et ainsi de suite, jusqu'à que je sois épuisé de toute cette sagesse en perspective, que je prenne une bière fraîche dans mon frigo et que je poursuive la lecture du livre en cours, nonchalant de tous les autres.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
