-- Georges Bernanos
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Lu un article faisant l'éloge d'Antoine Raybaud.
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/04/carte-blanche-hommage-%C3%A0-antoine-raybaud-par-alain-paire.html
Alors là, je rigole. Ce type, c'était Gargamel à l'université. Ce "professeur" qui suintait le mal être incarnait l’exemple type des petits tyrans que l’Alma Mater pouvait produire. Déconnecté de la réalité, soutenu par sa caste, il pouvait en toute impunité exercer sa terreur. Au vu et au su de tous. Il était intouchable. Et c’est ainsi qu’il a fait payer à des générations entières d’étudiants et d’étudiantes d’avoir fait le choix de vouloir étudier sur ce qu’il considérait comme ses terres : la littérature française. Saquant à grand coup de haches les pauvres malheureux qui avaient l’audace de se présenter à un examen devant lui. Il semblait reconnaître les siens, à qui il accordait ses grâces. Il y avait les quelques élus qui étaient dans son camp (de vrais lèche-botte), et tous les autres. On sentait que nos gueules ne lui revenait pas.
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/04/carte-blanche-hommage-%C3%A0-antoine-raybaud-par-alain-paire.html
Alors là, je rigole. Ce type, c'était Gargamel à l'université. Ce "professeur" qui suintait le mal être incarnait l’exemple type des petits tyrans que l’Alma Mater pouvait produire. Déconnecté de la réalité, soutenu par sa caste, il pouvait en toute impunité exercer sa terreur. Au vu et au su de tous. Il était intouchable. Et c’est ainsi qu’il a fait payer à des générations entières d’étudiants et d’étudiantes d’avoir fait le choix de vouloir étudier sur ce qu’il considérait comme ses terres : la littérature française. Saquant à grand coup de haches les pauvres malheureux qui avaient l’audace de se présenter à un examen devant lui. Il semblait reconnaître les siens, à qui il accordait ses grâces. Il y avait les quelques élus qui étaient dans son camp (de vrais lèche-botte), et tous les autres. On sentait que nos gueules ne lui revenait pas.
Que de nuits de cauchemars en craignant de devoir passer un examen avec lui - ce qui, fort heureusement, ne s'est jamais produit.
Fort heureusement, l'âge a fini par le désarmer.
Fort heureusement, l'âge a fini par le désarmer.
« Les vraies méchantes gens affectent volontiers des airs de belles âmes, tandis que certains êtres foncièrement bons en arrivent à se montrer méchants à seule fin de résister à ce que la vie a d’insupportable.» (Jean-Louis Kuffer, le blog de JLK)
Ma voisine, alors qu'elle me voit approcher avec mon bouledogue, s'exclame à une autre voisine avec laquelle elle discute:
- Ah, c'est dégoûtant, qu'il ne vienne pas vers moi, il bave.
Je ne sais pas à ce moment celui des deux qui avait le plus de bave à la commissure des lèvres, le bouledogue ou cette dame.
- Ah, c'est dégoûtant, qu'il ne vienne pas vers moi, il bave.
Je ne sais pas à ce moment celui des deux qui avait le plus de bave à la commissure des lèvres, le bouledogue ou cette dame.
Le frustré se dit en substance ceci:
- Je m’appelle Clovis Pouille. Je suis douanier dans un aéroport. Je suis méchant. Je suis méchant, parce que je suis frustré. Ça n’a rien à voir avec ma profession. Je suis frustré de naissance. Mais mon travail m’offre certaines compensations. Je peux abuser de mon pouvoir. Je sais. Je suis un nuisible. C’est minable. Et comme je sais que c’est ce que vous pensez de moi, j’aurai encore plus de plaisir à vous pourrir la vie et à vous obliger à vous plier à mes petits caprices si vous veniez à passer par mon rayon X. J’ai un talent particulier pour repérer les gens sans histoire, qui ont des bagages sans explosif, et qui s’apprêtent à passer la porte de mon fief de nain. Quand l’envie me prend, comme le chien se gratte, j’arrête l’un d’entre eux pour le faire payer d’avoir l’air heureux, voire pire, amoureux. Je lui dépiaute sa valise de fond en comble. Pour l’humilier, j’expose ses affaires les plus intimes devant tout le monde. Je jubile lorsque je le vois sourdement enrager, que je le sens me maudire et cependant être contraint au silence, car il sait que j’ai la possibilité de lui faire manquer son vol ou de le soumettre à une fouille corporelle. Je me sens considéré et respecté. Et puis, ça me dédommage de toutes les claques que ma mère m’a données.
[Lire toute la chronique...]
- Je m’appelle Clovis Pouille. Je suis douanier dans un aéroport. Je suis méchant. Je suis méchant, parce que je suis frustré. Ça n’a rien à voir avec ma profession. Je suis frustré de naissance. Mais mon travail m’offre certaines compensations. Je peux abuser de mon pouvoir. Je sais. Je suis un nuisible. C’est minable. Et comme je sais que c’est ce que vous pensez de moi, j’aurai encore plus de plaisir à vous pourrir la vie et à vous obliger à vous plier à mes petits caprices si vous veniez à passer par mon rayon X. J’ai un talent particulier pour repérer les gens sans histoire, qui ont des bagages sans explosif, et qui s’apprêtent à passer la porte de mon fief de nain. Quand l’envie me prend, comme le chien se gratte, j’arrête l’un d’entre eux pour le faire payer d’avoir l’air heureux, voire pire, amoureux. Je lui dépiaute sa valise de fond en comble. Pour l’humilier, j’expose ses affaires les plus intimes devant tout le monde. Je jubile lorsque je le vois sourdement enrager, que je le sens me maudire et cependant être contraint au silence, car il sait que j’ai la possibilité de lui faire manquer son vol ou de le soumettre à une fouille corporelle. Je me sens considéré et respecté. Et puis, ça me dédommage de toutes les claques que ma mère m’a données.
[Lire toute la chronique...]
Je me souviens de ce collègue qui m'avait dit un jour, il y a fort longtemps de cela, alors que j'allais changer de travail:
- Vous avez mangé votre pain blanc.
Manière de dire, j'imagine, que les années d'insouciance du jeune homme que j'étais se terminait là, et que celles à venir allaient être faites de pain noir, de sueur et de larmes. Le pauvre. S'il savait qu'aujourd'hui je cours à travers les champs de blé, plus libre que je ne le fus jamais à cette époque.
- Vous avez mangé votre pain blanc.
Manière de dire, j'imagine, que les années d'insouciance du jeune homme que j'étais se terminait là, et que celles à venir allaient être faites de pain noir, de sueur et de larmes. Le pauvre. S'il savait qu'aujourd'hui je cours à travers les champs de blé, plus libre que je ne le fus jamais à cette époque.
A quand à nouveau des comiques de la dimension d'un Raymond Devos - Devos, j'insiste, et non pas Bedos, qui ont le talent de nous faire rire sans avoir à être vulgaire ou méprisant pour autrui. On dirait aujourd'hui que le seul humour qui vaille soit celui qui détruit l'autre. Mais l'humour ne se devrait-il pas plutôt d'être fait de légèreté, de joie, d'une empathie clairvoyante et libératrice. Je trouve que les comiques actuels ne nous proposent rien si ce n'est une performance d'un professionnalisme parfois époustouflant, où tout est calculé au millième de seconde, mais qui n'a malheureusement pas d'autre projet que de glorifier l'orgueil demesuré de ces «aimez-moi» sur pattes qui s'élèvent à mesure qu'ils rabaissent autrui. On appelle cela des «one man show»: des spectacle de l'égocentrisme porté en triomphe. Evidemment, on va encore me traiter pour un rabat-joie. Peu m'importe. Ma joie n'a que peu à faire avec la vulgarité. Et je trouve très bien que, de temps à autre, le dragon que le bouffon de service titillait se réveille et s'offusque.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...