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Raymond Aubrac à propos de sa femme Lucie dans un entretien qu'il avait donné au journal Le Monde:
«Et de quoi êtes-vous le plus fier ?
Du choix de ma compagne. Je dois dire que c'était bien joué. La réciproque est vraie, je crois que Lucie en convenait. Dans la vie, vous savez, il n'y a que trois ou quatre choix fondamentaux à faire. Tout le reste est affaire de hasard.»
«Et de quoi êtes-vous le plus fier ?
Du choix de ma compagne. Je dois dire que c'était bien joué. La réciproque est vraie, je crois que Lucie en convenait. Dans la vie, vous savez, il n'y a que trois ou quatre choix fondamentaux à faire. Tout le reste est affaire de hasard.»
«On craint de confondre, il faut craindre de ne pas unir assez… C’est en effet quand on ne sait pas bien unir qu’on craint de confondre. Si trop souvent aujourd’hui la vie générale de l’humanité se retire du christianisme, c’est peut-être qu’on a trop souvent déraciné le christianisme des viscères intimes de l’homme. » (Teilhard Cité par Henri de Lubac dans Teilhard Posthume)
Deux scènes magnifiques du film Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. La première, lorsqu'ils chantent en chœur pour marquer leur résistance à l'hélicoptère qui survole le monastère. Quelle belle manière de résistance, tellement différente, tellement humaine et poétique. Et puis, bien entendu, le repas partagé dans le réfectoire, alors que la vieille radio diffuse Le Lac des cygnes de Tchaïkovski. Bon Dieu ce que ce film que j'ai revu pour la seconde fois me fait du bien. Il nous donne à voir de vrais héros, de ceux qui, par leur faiblesse et leur courage, nous permettent d'interroger notre propre humanité.
«- Non, Gerbier, vraiment non, dit Luc Jardie. Réfléchissez un tout petit peu. Ce n'est pas un nouvel épisode, même affreux, dans un ordre connu, qui va influencer le sentiment général qu'on peut avoir des hommes. Ce n'est pas le plus ou le moins qui peut changer une conception métaphysique. Tout ce que nous avons entrepris a été fait pour rester des hommes de pensée libre. La haine est une entrave pour penser librement. Je n'accepte pas la haine.» (Joseph Kessel, L'armée des ombres)
«- Je n'ai plus personne au monde... Armel m'a laissé. Il est peut-être chez son bon Dieu maintenant. Il y croyait si fort. Mais moi je ne peux pas le voir là-bas. Je n'y crois pas, Monsieur Gerbier... Je vous demande pardon... mais je n'en peux plus. Je n'ai personne au monde. Parlez-moi de temps en temps, Monsieur Gerbier, vous voulez bien?
Alors Gerbier dit à l'oreille de Legrain:
- On ne lâche jamais un camarade chez nous dans la résistance.
Legrain s'était tu.
- La résistance. Tu entends? dit encore Gerbier. Endors-toi avec ce beau mot dans la tête. Il est le plus beau, en ce temps, de toute la langue française. Tu ne peux pas le connaître. Il s'est fait pendant qu'on te détruisait ici. Dors, je te promets de te l'apprendre. » (Joseph Kessel, L'armée des ombres)
Alors Gerbier dit à l'oreille de Legrain:
- On ne lâche jamais un camarade chez nous dans la résistance.
Legrain s'était tu.
- La résistance. Tu entends? dit encore Gerbier. Endors-toi avec ce beau mot dans la tête. Il est le plus beau, en ce temps, de toute la langue française. Tu ne peux pas le connaître. Il s'est fait pendant qu'on te détruisait ici. Dors, je te promets de te l'apprendre. » (Joseph Kessel, L'armée des ombres)
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...

