la mesure de notre faible coeur. -- Nicolas Bouvier, L'usage du monde.
Affichage des articles dont le libellé est repris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est repris. Afficher tous les articles
Finalement, ce qui constitue l'ossature de l'existence, ce n'est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d'autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l'amour, et que la vie nous distribue avec une parcimonie à
Le Père Serge, un surprenant petit roman de Tolstoï que j’avais lu adolescent et qui m'avait profondément marqué. Je l’ai relu dernièrement et j’ai éprouvé le plaisir de retrouver intact un livre que j’avais aimé il y a un quart de siècle. Il n’avait pas cet arrière-goût âpre des souvenirs sur le déclin. Au contraire, il n’avait rien perdu de son rayonnement, comme une pépite énergétique qui ne devait rien aux circonstances d’une époque, mais qui traverse le temps. Et c’est un des cadeaux que nous font des génies comme Tolstoï de nous offrir des moments de lectures qui sont comme un mousqueton à partir duquel chacun peut tendre un fil qui le relie à un moment clé de sa vie, intérieure et extérieure. Guerre et Paix me relie à un ami qui m’est cher. L’Ange exilé à une femme du destin. Boulevard des philosophes à un poète. Le bon petit diable à ma mère. Quo vadis? à mon père.
Inscription à :
Articles (Atom)
-
J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...