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«Dans quel monde vit-on?»: expression couramment utilisée pour désigner le soi-disant état de déliquescence de notre société. Pourtant nous ne vivons nulle part ailleurs que dans le monde que nous participons à construire. Celui qui pose cette question devrait avant tout se demander pour quel monde il se bat. Mais reconnaissons que généralement, à peine l'indignation passée ou la mauvaise conscience apaisée, la digestion reprend. (J'en sais quelque chose...)
Les problèmes d'autrui n'étaient pas son problème, les questions humaines n'étaient pas son problème, l'empathie et la sympathie lui étaient totalement étrangères, tout ce qu'il voulait, c'est qu'on lui fiche la paix, puis la mort est venue, mais ce n'était toujours pas son problème et on comprit finalement que la grande affaire qui est de vivre n'avait pas été son problème.
Je comprends qu'on puisse tellement souffrir qu'on en vienne à demander la réintroduction de la peine de mort, cette loi du talion. La douleur aveuglante est si forte, qu'on ne parvient plus à se projeter au-delà que la douleur qui tenaille le cœur. Alors comment dire à ceux qui sont frappés d'un grand deuil, qu'il ne faut pas, que ce châtiment ajouterait une peine à leur peine?
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