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«Dans quel monde vit-on?»: expression couramment utilisée pour désigner le soi-disant état de déliquescence de notre société. Pourtant nous ne vivons nulle part ailleurs que dans le monde que nous participons à construire. Celui qui pose cette question devrait avant tout se demander pour quel monde il se bat. Mais reconnaissons que généralement, à peine l'indignation passée ou la mauvaise conscience apaisée, la digestion reprend. (J'en sais quelque chose...)
Les problèmes d'autrui n'étaient pas son problème, les questions humaines n'étaient pas son problème, l'empathie et la sympathie lui étaient totalement étrangères, tout ce qu'il voulait, c'est qu'on lui fiche la paix, puis la mort est venue, mais ce n'était toujours pas son problème et on comprit finalement que la grande affaire qui est de vivre n'avait pas été son problème.
Je comprends qu'on puisse tellement souffrir qu'on en vienne à demander la réintroduction de la peine de mort, cette loi du talion. La douleur aveuglante est si forte, qu'on ne parvient plus à se projeter au-delà que la douleur qui tenaille le cœur. Alors comment dire à ceux qui sont frappés d'un grand deuil, qu'il ne faut pas, que ce châtiment ajouterait une peine à leur peine?
Face à la mer - Je suis une infime partie du vivant, si petite, minuscule, microscopique que je peux dire joyeusement "je suis" sans avoir à chercher ce qu'être peut être.
Je sais qu'aucun des quelques grands choix que j'ai été appelé à faire dans ma vie n'ont été intellectuels.
Au lieu de dire "je gère", dire "je lâche". On verrait tout de suite comme les choses vont mieux.
A chacun de trouver ses ressources pour ne pas se sentir abandonné, sans dévaster les autres.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?