Affichage des articles dont le libellé est tendresse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tendresse. Afficher tous les articles
Le journal en miettes de Ionesco, une pure merveille. Mon préféré avec le journal de Jules Renard et les Cahiers de Cioran, sans oublier les notes de Ludwig Hohl, le journal de Ramuz, et les Carnets de l'état de poésie de Georges Haldas - et j'en oublie certainement d'autres. En les lisant, j'ai l'impression de vivre le privilège d'une conversation intime avec des auteurs dont la voix me semble proche, si proche que j'ai bien souvent l'impression de lire des pensées qui auraient pu être les miennes - je sais, c'est prétentieux, mais peut-être parfois qu'en me mettant sur la pointe des pieds à la faveur d'un alignement astral très favorable et d'un bordeaux à nul autre pareil... Et puis cet humour tendre, ce don d'autodérision qui est la signature d'être rare, qui vivent au plus près de leur essentiel.
“Choses que j’ai aimées. Que j’aime encore. A n’en plus finir, je vous dirai. Jusqu’à ce que tombe la plume de mes mains. Et qu’un jour de pluie ou pas de pluie, un homme, jeune encore, la reprenne. Pour dire, contre le mensonge, et l’imposture; contre les faux ordres du monde; contre le cynisme et la dégradation; et comme du fond des catacombes où se cachent tout amour, toute graine, les choses que lui aussi a aimées: l’amour, si douloureux soit-il. Et l’amitié. La confiance. Le merle. Une averse.
Et ainsi de suite.”
Et ainsi de suite.”
(Georges Haldas, A la recherche du rameau d'or)
J'ai surpris il y a quelques minutes un regard qui vaut tous les trésors, un regard tout ce qu'il y a de plus banal et pourtant... Cette femme qui est en train de plier son linge sur la terrasse - c'est une belle journée de printemps où il fait chaud, tandis que son homme tond la pelouse de l'immeuble. Il a arrêté l'engin quelques minutes pour discuter avec un voisin. Au moment où il redémarre la tondeuse, elle lève les yeux pour voir où il en est, certainement qu'elle se demande avec qui il a discuté. Et puis voilà. C'est tout. Rien de plus. L'homme qui tond, lui, n'ai rien vu. C'est cela qui est inestimable: savoir qu'on compte pour quelqu'un, que sa présence, sa tendresse nous enveloppe tout au long du jour à notre insu.
Inscription à :
Articles (Atom)
-
J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
