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Voilà qui n'aidera pas ceux qui ne voient rien au monde qui les entoure à y voir plus clair. Au contraire, ils ne feront que s'éloigner encore un peu plus de l'essentiel...
http://www.24heures.ch/high-tech/Google-devoile-ses-lunettes-futuristes/story/15247428
«Je suis interconnecté à la totalité de la réalité à laquelle je m'éveille.» (Bernard Besret)
Encore faut-il s'y éveiller, parfois commencer tout simplement par ce réveiller. Nous faisons tant de mauvais songes éveillés.
Mais il est fondamental de prendre conscience que ce réel auquel je m'éveille, que je découvre, que j'apprivoise, que je métabolise, que je fais mien, me permet à mes racines de plonger plus profondément dans la vie.
Encore faut-il s'y éveiller, parfois commencer tout simplement par ce réveiller. Nous faisons tant de mauvais songes éveillés.
Mais il est fondamental de prendre conscience que ce réel auquel je m'éveille, que je découvre, que j'apprivoise, que je métabolise, que je fais mien, me permet à mes racines de plonger plus profondément dans la vie.
Pour un homme de l'écrit une petite fille qui babille offre une occasion unique: celle de faire l'expérience de la racine première des mots. Manger prend l'expression cocasse de sa bouche qui s'ouvre si grande qu'elle a les yeux qui plisse et le nez qui fronce. La moindre babiole rend vivant le verbe jouer. Dire qu'on l'aime et qu'on tient à elle n'est pas plus compliqué que de la serrer fort contre soi. Pleurer dit une gêne qui peut-être toute simple et très concrète. Sourire est une percussion direct sur le cœur, et le baromètre de son bien-être. Parler ne veut rien dire de compréhensible, parce qu'elle doit savoir que de toute manière les adultes peinent énormément à comprendre les choses essentielles. Dormir est une clé des songes, un verbe dont elle se méfie encore parce qu'elle aime tellement ce Réel qu'elle dévore à pleine dent (même si elle n'en a que six), qu'elle doute qu'il réapparaisse à son réveil. Et c'est à nous de lui prouver que c'est vrai, oui, que nous serons là, dès qu'elle ouvres les yeux, que nous l'aurons précédée à l'aube pour la porter vers le jour nouveau.
L’écriture est servante de la réalité, et non une maîtresse. On entend souvent cette ritournelle esthétique qui voudrait qu'on écrive parce que la vie ne suffit pas. Sornettes! On écrit au contraire pour dire le trop-plein de vie qu'on a en soi, comme d'autres rient, dansent ou chantent. Et nous sommes les servants de cette inspiration qui nous pousse à nous exprimer. Comme l'arbre fleurit.
Je me rends compte jour après jour, au prix de joies et de souffrances qui me guident, que la pratique du quotidien au quotidien est mon sentier de vie, sur lequel je peux évoluer. Là, tout de suite, à chaque instant, même difficile, je me dis: "Voilà encore un bel exercice. Il ne tient qu'à moi d'en faire quelque chose".
"Faire et non pas subir, tel est le fond de l'agréable. Mais parce que les sucreries donnent un petit plaisir sans qu'on ait autre chose à faire qu'à les laisser fondre, beaucoup de gens voudraient goûter le bonheur de la même manière, et son bien trompés."
C'est bien la peine qu'on met à l'ouvrage qui donne un plaisir durable, profond.
C'est bien la peine qu'on met à l'ouvrage qui donne un plaisir durable, profond.
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