Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité.
-- Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906
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J'ai dû passer une expertise psychiatrique pour des raisons administratives. Les questions faisaient froid dans le dos, j'avais l'impression d'être jugé comme on subit un toucher de la prostate ou une palpation des testicules à l'armée. Ca sentait la psychiatrie crue, la sueur de la peur sur la sangle de la camisole de force, la grille des barreaux de l'asile. Comment peut-on évaluer un être humain ainsi? Ca me dépasse.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...