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- Dickers vous dites?
- Non, non, Dickens, je parle d'un écrivain.
(#jalousie #scribouillardmedisant #etmoi)
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(#jalousie #scribouillardmedisant #etmoi)
Je suis une dinde. On m'a élevée, on m'a égorgée, on m'a mise dans un long tube pressurisé nommé "canon à poulet" qui m'a projetée à 400 km/h sur le vitre du cockpit d'un avion sur lequel j'ai explosée de toute ma masse, de toute ma chair, de tous mes viscères. Puis on est venu voir le résultat dont on était fort satisfait. La vitre n'avait pas cédé. Un des ingénieurs n'a pas manqué de souligner que c'était un bel impact quand bien même je le jure sur mon âme qu'à regarder l'éclaboussure qui restait de moi, je fus prise de nausée. Toute dinde que je suis, je ne doute pas que d'un point de vue technologique, l'expérience est probante. Je ne doute pas que ça pose un tas de problèmes si le capitaine de l'avion se fait décapiter en plein vol par de la volaille. Mais malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de songer que l'humain est quand même une sacrée dinde!
Un de mes pires souvenirs de mon séjour à l'université: ces longues après-midi d'été en bibliothèque assis à une table baignée de soleil avec l'espoir de rester assis à ma table pour travailler mes examens tandis que j'étais entouré de nymphes toutes plus belles les unes que les autres, dévoilant d'abyssales profondeurs penchées studieusement sur le livre ouvert, jouant d'un doigt insouciant avec une mèche de leur chevelure qui venait se mêler aux lignes du texte que je lisais. Pétrifié, oubliant même la raison qui faisait que je me trouvais là, gonflé comme une montgolfière par l'éther du désir, je n'attendais que de trouver la force de couper les amarres et de m'arracher de ma chaise pour fuir ces démones, comme un Saint-Jérôme submergé par la tentation.
Mais c'est bien sûr! J'avais toujours trouvé dans la parabole de la brebis égarée que c'était tout de même vache que le berger laisse les nonante-neuf autres pour celle qui n'avait pas de GPS, les abandonnant à leur destin. Pourquoi n'avais-je donc jamais songé que ce berger n'était peut-être seul, qu'il avait des associés qui se chargeaient du troupeau en son absence, peut-être même un ou deux chiens qui n'avaient de cesse de les ficeler d'air dans leur course circulaire autour d'eux.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...


