Un de mes pires souvenirs de mon séjour à l'université: ces longues après-midi d'été en bibliothèque assis à une table baignée de soleil avec l'espoir de rester assis à ma table pour travailler mes examens tandis que j'étais entouré de nymphes toutes plus belles les unes que les autres, dévoilant d'abyssales profondeurs penchées studieusement sur le livre ouvert, jouant d'un doigt insouciant avec une mèche de leur chevelure qui venait se mêler aux lignes du texte que je lisais. Pétrifié, oubliant même la raison qui faisait que je me trouvais là, gonflé comme une montgolfière par l'éther du désir, je n'attendais que de trouver la force de couper les amarres et de m'arracher de ma chaise pour fuir ces démones, comme un Saint-Jérôme submergé par la tentation.

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