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Un peu plus loin, là-bas
Un moine prie pour un homme retrouvé morts par d'autres voyageurs. Cette scène se passe en Chine, une province du nord-est de la Chine. Il lui tient la main sans aucune peur, il accompagne un frère humain un peu plus loin, là-bas.
Les moines se sont mis sous clé pour préserver la qualité de leur recueillement. Mais, aujourd’hui, bon nombre de cloîtres sont en déshérence. Les moines et les moniales les ont quittés. Le badaud que je suis peut y promener son pied profane. Lorsque j’entre dans l’un d’entre eux, j’ai l’impression de me trouver dans une coquille vide, comme celle d’un escargot qui a quitté son domicile. Les portes se sont ouvertes, et les courants d’air ont éteint la flamme de la contemplation.
Une lecture nourrissante pour prendre les meilleures résolutions qui soient pour MMXIII: Bernard Besret, Du bon usage de la vie. Je reprends la notice de l’éditeur qui est très claire:
«Fort de son expérience de théologien et d'ancien prieur de l'abbaye de Boquen, mais loin des Eglises et des logiques dogmatiques dont il s'est définitivement détaché, l'auteur de Confiteor nous livre ici un véritable manuel de sagesse laïque : "Plus de vingt ans de vie monastique, écrit Bernard Besret, m'ont donné la conviction que celle-ci recèle, derrière ses murs de clôture et ses anachronismes, derrière ses vêtements et ses horaires d'un autre âge, des trésors qui ne lui appartiennent pas en propre, mais qui appartiennent au patrimoine de l'humanité." A ses yeux, chacun de nous a vocation à devenir "moine", afin que "le pluriel qui l'habite cède peu à peu la place à l'un qui le fonde". Cette réflexion approfondie sur les éléments fondamentaux de notre condition - nature et culture, santé et maladie, rêve et sommeil, parole et silence, mort et souffrance... - nous ouvre la voie d'un élargissement de la conscience, par l'exercice d'une vigilance intérieure au quotidien.»
«Fort de son expérience de théologien et d'ancien prieur de l'abbaye de Boquen, mais loin des Eglises et des logiques dogmatiques dont il s'est définitivement détaché, l'auteur de Confiteor nous livre ici un véritable manuel de sagesse laïque : "Plus de vingt ans de vie monastique, écrit Bernard Besret, m'ont donné la conviction que celle-ci recèle, derrière ses murs de clôture et ses anachronismes, derrière ses vêtements et ses horaires d'un autre âge, des trésors qui ne lui appartiennent pas en propre, mais qui appartiennent au patrimoine de l'humanité." A ses yeux, chacun de nous a vocation à devenir "moine", afin que "le pluriel qui l'habite cède peu à peu la place à l'un qui le fonde". Cette réflexion approfondie sur les éléments fondamentaux de notre condition - nature et culture, santé et maladie, rêve et sommeil, parole et silence, mort et souffrance... - nous ouvre la voie d'un élargissement de la conscience, par l'exercice d'une vigilance intérieure au quotidien.»
«Il faut avant tout consacrer du temps au silence, et à la contemplation, surtout si nous vivons dans de grandes villes où tout n'est qu'agitation. Voilà pourquoi j'ai décidé d'ouvrir notre première maison de sœurs contemplatives, dont la vocation est de prier pendant la plus grande partie de la journée, à New York plutôt que sur l'Himalaya, car je sentais que ce sont les grandes villes qui avaient le plus besoin de silence et de contemplation.»
L'archipel des moines de François Lespés, sur le monastère russe orthodoxe de Valaam: un documentaire vibrant à méditer.
Voir le reportage:
http://www.youtube.com/watch?v=4mRjVo3ZQOA
Voir le reportage:
http://www.youtube.com/watch?v=4mRjVo3ZQOA
Chère Bernardines,
Permettez-moi de vous appeler ainsi. Je vous envoie cette petite lettre, par-dessus le muret qui me sépare de vous, pour vous dire: merci! Merci d’être là, merci d’être, par votre vie de prière et d’attention, comme la flamme d’une bougie qui se consume pour notre plus grand bien. Je passe régulièrement devant votre monastère lorsque je vais rendre visite à ma grand-maman, à Monthey. J’aperçois, entre les maisons, la bâtisse qui se dresse et puis, au bord de la route, ce panneau de signalisation brun indiquant un centre d’intérêt culturel ou historique, comme si vous apparteniez au passé, alors que vous êtes les âmes bienveillantes et bien vivantes d’un lieu de pleine présence. Et de toute manière, si vous deviez appartenir à un patrimoine, ce serait celui du cœur...
Permettez-moi de vous appeler ainsi. Je vous envoie cette petite lettre, par-dessus le muret qui me sépare de vous, pour vous dire: merci! Merci d’être là, merci d’être, par votre vie de prière et d’attention, comme la flamme d’une bougie qui se consume pour notre plus grand bien. Je passe régulièrement devant votre monastère lorsque je vais rendre visite à ma grand-maman, à Monthey. J’aperçois, entre les maisons, la bâtisse qui se dresse et puis, au bord de la route, ce panneau de signalisation brun indiquant un centre d’intérêt culturel ou historique, comme si vous apparteniez au passé, alors que vous êtes les âmes bienveillantes et bien vivantes d’un lieu de pleine présence. Et de toute manière, si vous deviez appartenir à un patrimoine, ce serait celui du cœur...
Le moine et la moniale sont essentielles à notre humanité. Par le don de leur vie ils entretiennent et alimentent pour d'autres qui n'en ont cure, la flamme d'amour et de compassion qui luit dans les ténèbres. Ce sont des vigiles dans la nuit de tous ceux qui ont oublié ce que peut bien signifier être vivant.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...

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