Affichage des articles dont le libellé est attention. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est attention. Afficher tous les articles
Christian Bobin écrit que «la contemplation vous donne ce que l'information ne vous donnera jamais. [...] La racine de la vue est la contemplation. Et la racine de la contemplation, c'est l'attention.» Et nous pourrions continuer en disant que la racine de l'attention est la disponibilité, et la racine de la disponibilité est la capacité de se désencombrer, et la racine du désencombrement est le choix, et la racine du choix est la détermination, et la racine de la détermination est l'amour qui nous porte à nous donner pour ceux qu'on aime, ce qu'on aime et la racine de cet amour est d'être présent qui nous permet de sentir que c'est par là qu'il nous faut aller et d'avoir le courage de faire ce choix, de se rendre disponible pour y mettre son attention et considérer le quotidien avec un regard chargé de bienveillance.
"On pourrait lire (si l'on vivait assez longtemps) tous les livres du British Museum et rester cependant une personne franchement illettrée et sans instruction; mais si on lisait dix pages d'un bon livre, mot à mot - c'est-à-dire avec une véritable acuité - on serait une personne instruite. L'unique différence entre une personne instruite et une autre qui ne l'est pas tient à cette acuité." (Borges)
Une lecture inspirée, une juste attention portée à ce qu'on lit et une prise en charge du sens qui se révèle. Tout est là. Une lecture vivante. L'esprit ou la lettre, comme toujours.
Lire un poème, c'est effleurer du regard quelques mots dans l'ambre desquels se trouvent quelques "clartés nouvelles" qui s'illuminera à la lecture, selon une intensité qui dépend de l'attention qu'on leur porte. Quelques mots qui ne brilleront que pour ceux qui ne craignent pas d'accueillir les sollicitations qui se dévoilent dans le silence de leur coeur.
Inscription à :
Articles (Atom)
-
J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...