Affichage des articles dont le libellé est meurtre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est meurtre. Afficher tous les articles
Ce conflit en Syrie m'horrifie depuis le début en 2011. Je vis dans un monde où il est normal que des dizaines et des dizaines d'hommes et de femmes meurent chaque jour sans que personne ne fasse rien parce que c'est du sang qui ne vaut pas du pétrole ou de l'uranium et qu'à la table des négociations certains estiment que les choses vont se résoudre d'elles-mêmes.

J'admire celles et ceux qui ont le courage de donner à leur vie la hauteur d'un destin en allant porter secours sur place, malgré le danger, malgré la peur (les médecins sont torturés...). Même si eux ne cherchent pas à être admirés, car ils sont mus par un impératif, un appel intérieur auquel ils ne peuvent pas se dérober.

Et moi, si on me demandait demain d'accueillir deux enfants syriens le temps qu'ils trouvent une famille d'accueil, qu'est-ce que je ferais? Est-ce que je me confondrais en arguties pour expliquer que cela m'est difficile, vous comprenez, etc.? Ou bien est-ce que j'aurais le courage d'agir?

Voir le reportage de Temps Présent du 24 janvier 2013:
Résurrection de Tolstoï est un formidable livre sur le mal institutionnalisé, justifiable parce qu'une institution permet à chacun de se déresponsabiliser du crime qu'il est en train de commettre.
Syrie - Encore combien de morts avant que la Russie et la Chine reconnaissent qu'il faut agir? Car il est inimaginable qu'ils perdent la face en admettant s'être trompés sur ce conflit, donc il faudra laisser le temps aux molosses de revenir sur leurs intentions, et le temps qu'ils se tâtent se solde en d'innombrables victimes innocentes. Non contents de s'être fourvoyés, il veulent encore êtres soutenus dans leur revirement avec sollicitude, patience, compréhension. Et pendant ce temps, on meurt. Mais ne surtout pas vexer les monstre anti-démocratiques. Ainsi va le monde.
J'ai vu un de mes voisins libérer une telle haine crasse contre une pauvre dame qui s'était parquée par mégarde sur sa place - mais rien n'indiquait que c'était un emplacement privé, que je n'ai pu m'empêcher de songer que s'il avait une arme à feu il n'hésiterait pas à s'en servir pour défendre ces quelques pauvres petites lignes de couleur jaune qui délimite sa propriété.
A Berlin, je regardais les gens s'amuser et flâner dans un parc qui se trouve dans un quartier historique qui a conservé des pans du mur intacts. Ils sont là, libres et insouciants. Comme durent l'être ceux qui ne s'attendaient pas à être séparés aussi brutalement avant le mois d'août 1961.
Après la lecture du Lièvre de Patagonie, de Claude Lanzmann, son film Shoah, qui se trouve dans ma bibliothèque, rayonne d'une aura particulière et je ne sais pas si j'oserai visionner ce film, fruit de douze ans de travail acharné, frénétique, soleil noir de la mémoire, qui rappelle la fragilité de notre humanité partout environnée et guettée par cet état de meurtre qui fait partie intégrante de chacun de nous, quelles que soient nos bonnes intentions.
Les nazis faisaient payer au déportés juifs leur billet de train pour la mort en leur permettant, néanmoins, de bénéficier du tarif «groupe».
J’ai vu comme tout le monde ses images atroces de poulets élevés en batterie, comme des tomates hors-sol, ces chevaux à moitié mort qu'une grue tractepar une jambe pour les jeter dans un container. Moi qui aime me gausser qu'il faut voir des documentaires sur les camps de concentration durant la deuxième guerre mondiale et crier haut et fort: «Plus jamais ça!». Oui, mais alors, et un traitement aussi cruel réservé à des animaux? Est-ce tolérable?
Comment l'Inquisition a-t-elle pu exister, comment l'homme a-t-il pu se leurrer au point de réussir à croire qu'un consentement acquis par le fer était valable. On voit bien qu'il ne s'agit plus de religion, mais de destruction - bien que les deux mots me semblent parfois frères.
Dans la nature, le meurtre a gardé sa juste mesure, comme si elle respectait une loi qui dirait: "Ne tue pas plus que ce dont tu as besoin et vis en paix."

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?