«Quand le chant n'est plus là L'espace est sans passion»
- Guillevic, Sphère
Ces mots vibrent en moi depuis une bonne dizaine d’année, comme si en les lisant, le poète avait heurté le bord du gong de mon âme qui s'est mise à tinter pour l'éternité.
«Le matin t'est donné. Ne le prends pas comme un dû.» (Guillevic)
«Il n'y a pas d'ailleurs Où guérir d'ici.» (Guillevic)
Ce vers de Guillevic me fait penser à ce comptable qui m'avait dit que les impôts avaient toute la vie pour nous faire payer... Mais pas uniquement. Il me désespère également, comme si la vie était une prison sans issue. Et par ailleurs il me réjouit, car je sais que c'est ici et maintenant que je peux sans attendre travailler à ma guérison.
Mon noyau d'olive du jour, que j'ai gardé en bouche avec délectation:
«Quand le chant n'est plus là L'espace est sans passion.» (Guillevic)
Je l'ai déjà cité sur ce blog et ne manquerait pas de le citer encore.
«Vivre tout événement quotidien dans les coordonnées de l'éternité, c'est pour moi la poésie.» (Guillevic)