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Les gens qui me font du bien sont souvent ceux qui ne cherchent pas à m'en faire.
Chère Bernardines,

Permettez-moi de vous appeler ainsi. Je vous envoie cette petite lettre, par-dessus le muret qui me sépare de vous, pour vous dire: merci! Merci d’être là, merci d’être, par votre vie de prière et d’attention, comme la flamme d’une bougie qui se consume pour notre plus grand bien. Je passe régulièrement devant votre monastère lorsque je vais rendre visite à ma grand-maman, à Monthey. J’aperçois, entre les maisons, la bâtisse qui se dresse et puis, au bord de la route, ce panneau de signalisation brun indiquant un centre d’intérêt culturel ou historique, comme si vous apparteniez au passé, alors que vous êtes les âmes bienveillantes et bien vivantes d’un lieu de pleine présence. Et de toute manière, si vous deviez appartenir à un patrimoine, ce serait celui du cœur...

Toutes mes chroniques tournent autour de la bienveillance, de la bonté, du bon soin, du quotidien et de tout ce qui tente de les entamer.
Très certainement déjà cité sur ce blog:

«Et si la religion, les religions, ont un sens, c'est de libérer le fond de bonté des hommes, d'aller le chercher là où il est complètement enfoui.» (Paul Ricoeur in Taizé, au vif de l'espérance, p. 205)
Ecoute aujourd'hui d'une interview de Christian Bobin et, pour la première fois, je l'entends utiliser directement les mots «bienveillance, bonté, bon soin». Des mots qui me travaillent sans cesse. Avec un autre mot que j'aime aussi: «le réel».
«Je ne crois plus au bien, je crois à la bonté» (Vassili Grossman)
La bonté, ce sont des graines de vie qui sautillent de joie comme des popcorns prêts à être mangés.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?