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«On me mettra avec en terre comme une étoile au fond d'un trou...» (Aragon)


Voilà plusieurs années que je le cherchais, sans trop d'efforts, je l'avoue. Je savais que je finirais par le trouver, que nous allions nous rencontrer. Ce qui n'a pas manqué d'arriver, l'autre jour, chez un bouquiniste, alors que je cherchais un ouvrage de Paul Valéry. Mon regard s'est posé sur lui, et il m'a fallu quelques secondes pour réaliser ce que mes yeux étaient en train de lire: «Sous la lampe, Léon-Paul Fargue». Il était là, à me regarder, comme s'il m'attendait de toute éternité. C'est le propre des choses qui sont importantes dans nos vies d'être discrètement présentes, attendant qu'on les aperçoive. En plus, ce petit volume qui m'était si cher, ne valait rien. Je savais que je venais de trouver une brique supplémentaire à mon édification humaine. Un surplus d'âme qui allait m'augmenter.
Ne réveillons pas le poète qui sommeille en nous, laissons la dictature du rendement nous écrabouiller.
Les poètes font des métaphores, et même souvent ils font méga fort!
La poésie est un apprentissage de la vie intérieure. Elle nous initie au langage des émotions. Si elle n'est pas toujours facile à lire, c'est parce qu'avec les noms communs, qui sont ceux de tous les jours, ceux que nous utilisons pour demander un café ou notre chemin, le poète crée une petite sculpture de mots et de rythmes. Il oeuvre à rendre une émotion audible, tout en veillant à dénaturer le moins possible sa forme originale. Le poète met au monde nos sensations.


Léautaud tricotant son journal. On dirait des longues pelures de vie.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?