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Expression commune: « tu ne m'enlèveras pas de la tête...». Je m'imagine l'idée trônant avec fierté comme un roc inébranlable dans l'esprit de mon interlocuteur. C'est son bien, à lui, son trophée cloué au mur de ses convictions. Il ne sert à rien de lutter. La seule chose qui puisse être utile, c'est d'ajouter un peu de cœur au propos. Il n'y a que le cœur qui puissent mettre à l'épreuve nos certitudes, et au besoin, les dissoudre.
Pas évident de reconnaître que toutes les analyses en HIC qu'on a lues - psychologique, sociologique, économique et plus récemment neurologique - ne nous ont pas tant aidées. On espérait qu'elles justifieraient notre malaise, qu'elles nous permettraient de rationaliser nos souffrances. On ressort de ces lectures plus instruits, rarement plus heureux. C'est éclairant, mais ça ne nous réchauffe pas. Ce n'est pas de ce savoir-là dont on avait besoin, mais d'un savoir qui nous aide à être en prise plus directe sur notre coeur, qu'on pourrait incorporer, intégrer, digérer. Ce savoir que seule la parole authentiquement créatrice peut nous offrir, et non pas celle qui dissèque, qui autopsie ou décompose, mais celle qui relie et renoue.
"Même dans les situations les plus terribles, le coeur peut-être libre." (Jack Kornfield)
Je dirais: "Surtout dans les situations les plus terribles". Comme si, à ce moment, c'est lui qui prenait les commandes pour libérer des forces insoupçonnées; comme si, dans l'adversité, il était l'organe aux ordres duquel tous répondront pour mener cette lutte sans cesse renouvelée en chaque être pour que la vie l'emporte, sur tout ce qui la nie.
C'est ainsi qu'on a vu des coeurs simples, quotidiens, révéler des ressources d'humanité vive dans les combats les plus impitoyables - une maladie, la perte d'un enfant, une guerre. Sans broncher, ils se sont levés face à l'oppresseur, comme si, de toute éternité, ils avaient attendus ce moment.
Je dirais: "Surtout dans les situations les plus terribles". Comme si, à ce moment, c'est lui qui prenait les commandes pour libérer des forces insoupçonnées; comme si, dans l'adversité, il était l'organe aux ordres duquel tous répondront pour mener cette lutte sans cesse renouvelée en chaque être pour que la vie l'emporte, sur tout ce qui la nie.
C'est ainsi qu'on a vu des coeurs simples, quotidiens, révéler des ressources d'humanité vive dans les combats les plus impitoyables - une maladie, la perte d'un enfant, une guerre. Sans broncher, ils se sont levés face à l'oppresseur, comme si, de toute éternité, ils avaient attendus ce moment.
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