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Voilà qui n'aidera pas ceux qui ne voient rien au monde qui les entoure à y voir plus clair. Au contraire, ils ne feront que s'éloigner encore un peu plus de l'essentiel...

http://www.24heures.ch/high-tech/Google-devoile-ses-lunettes-futuristes/story/15247428
Lu un article faisant l'éloge d'Antoine Raybaud.
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/04/carte-blanche-hommage-%C3%A0-antoine-raybaud-par-alain-paire.html

Alors là, je rigole.  Ce type, c'était Gargamel à l'université. Ce "professeur" qui suintait le mal être incarnait l’exemple type des petits tyrans que l’Alma Mater pouvait produire. Déconnecté de la réalité, soutenu par sa caste, il pouvait en toute impunité exercer sa terreur. Au vu et au su de tous. Il était intouchable. Et c’est ainsi qu’il a fait payer à des générations entières d’étudiants et d’étudiantes d’avoir fait le choix de vouloir étudier sur ce qu’il considérait comme ses terres : la littérature française. Saquant à grand coup de haches les pauvres malheureux qui avaient l’audace de se présenter à un examen devant lui. Il semblait reconnaître les siens, à qui il accordait ses grâces. Il y avait les quelques élus qui étaient dans son camp (de vrais lèche-botte), et tous les autres. On sentait que nos gueules ne lui revenait pas.

Que de nuits de cauchemars en craignant de devoir passer un examen avec lui - ce qui, fort heureusement, ne s'est jamais produit.

Fort heureusement, l'âge a fini par le désarmer.
Ce que raconte Michel Butor sur la littérature m'est aussi inaudible que s'il en parlait en amharique. Et encore, l'amharique, je suis susceptible de l'apprendre.
Espace adoption fait part du décès de Christine. J'ai eu la chance de la rencontrer et je dois dire que c'est une terrible nouvelle d'apprendre la disparition de cette femme de cœur et de courage. Ce genre de personne, on ne leur reconnaît pas le droit de partir - mais c'est leur droit, pas comme ça, pas si jeune. C'est inimaginable que quelqu'un qui a passé sa vie à entourer les autres n'y ait pas trouvé - ou pu accepter?, le soutien nécessaire. C'est tellement mystérieux, ces failles intimes qui soudain peuvent s'ouvrir sous nos pas. En tout cas Christine fait partie des êtres qui auront participer à donner du sens au verbe «adopter».
Lu sur facebook cette réponse à la question «qu'attendez-vous de la poésie?»:

- En ce qui me concerne, j'attends qu'elle me fasse des chatouillis dans le ventre, si ça ne fait pas ça, c'est que je n'aime pas.

Ou de la vertu laxative de la poésie...
A quand à nouveau des comiques de la dimension d'un Raymond Devos - Devos, j'insiste, et non pas Bedos, qui ont le talent de nous faire rire sans avoir à être vulgaire ou méprisant pour autrui. On dirait aujourd'hui que le seul humour qui vaille soit celui qui détruit l'autre. Mais l'humour ne se devrait-il pas plutôt d'être fait de légèreté, de joie, d'une empathie clairvoyante et libératrice. Je trouve que les comiques actuels ne nous proposent rien si ce n'est une performance d'un professionnalisme parfois époustouflant, où tout est calculé au millième de seconde, mais qui n'a malheureusement pas d'autre projet que de glorifier l'orgueil demesuré de ces «aimez-moi» sur pattes qui s'élèvent à mesure qu'ils rabaissent autrui. On appelle cela des «one man show»: des spectacle de l'égocentrisme porté en triomphe. Evidemment, on va encore me traiter pour un rabat-joie. Peu m'importe. Ma joie n'a que peu à faire avec la vulgarité. Et je trouve très bien que, de temps à autre, le dragon que le bouffon de service titillait se réveille et s'offusque.
On dit d'un être qui est mort qu'il aimait ceci ou cela. Mais qui peut affirmer avec certitudes que ces choses, ils ne les aiment plus? Et plus encore, peut-être, que de leur vivant?
La plupart des ouvrages spirituels me font penser à des conseils de décoration d'intérieur.
Buzz: encore un mot ridicule. On "crée le buzz" pour créer un grattage médiatique.
Lu un bout d'analyse sur la position d'une femme en tant que mère dans notre société, analyse qui ressemble fort à de la bouillie pour mort par ailleurs, dans lequel il est dit qu'un enfant a souvent raison de la vie amoureuse d'un couple. Statistique à l'appui, bien entendu, comme ça personne n'est concerné. Mais je retiens cependant une chose: qu'à mon sens la vie amoureuse d'un homme et d'une femme est la condition indispensable à la bonne croissance de l'enfant et des parents, sans quoi ils ne deviennent plus que des domestiques du vivant, nettoyant l'étable, menant la progéniture à l'école et autres tâches incontournables et nécessaires. C'est utile, certes, mais ce n'est pas nourrissant. L'enfant absorbe, comme une plante le soleil, l'amour qui se dégage du foyer parental.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?