Il m’arrive de croiser des mots qui ne m’évoquent rien. Le détachement est l’un d’entre eux. Il ne fait pas partie de mon dictionnaire intime et de toute manière “sérénité” a pris la place depuis longtemps, comme un chat qui s’est lové dans un coin du foyer. Il est imperturbable, il sait qu’il est à sa place, qu’il remplit une fonction essentielle à l’harmonie du lieu. Mais je me méfie du détachement, je le considère même comme un intrus drapé sous les parures d’un hôte prestigieux: drapé d’Orient, il fait miroiter des reflets de béatitude et d’au-delà trompeurs. Il me propose des exercices de lévitations qui ne sont utiles qu’aux astronautes et à tous les adeptes de l’apesanteur. Pour ma part, je préfère sentir le sol sous mes pieds, marcher sur mes sentiers, avancer avec peine, transpirer, pester, endurer, mais être de plain-pied dans ma réalité.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
Se détachent ceux qui n'ont pas le courage de mourir...
RépondreSupprimerOui, c'est juste. C'est ce que je ressens. Une forme de lâcheté (Je suis lâche).
RépondreSupprimerImpossible de suivre le lien contact sur votre blog ni savoir qui vous êtes. Dommage.
RépondreSupprimerDame la quarantaine, gnostique et fière de l'être!
RépondreSupprimerQuant au détachement... ceux qui le prônent le plus sont ceux qui sont le plus dépendants d'autrui, comme ces moines qui sont pris en charge par leur communauté. Allez comprendre. Le seul vrai détachement reste le suicide mais il y a tant de plaisirs terrestres à vivre avant que ce serait dommage...