«L'absence des êtres familiers qui hantent notre solitude nous laisse sans recours en face des objets matériels; et nous découvrons le décor qui les attire, seulement le jour où cet attrait est resté impuissant sur eux. Certes, je connaissais tous les coins du vaste grenier que j'habite depuis dix ans, et chacun pour moi offre un charme singulier. Mais justement, du fait que tout y jouit d'une vie secrète, rien ne s'en distingue brutalement; et le moindre cahier, le plus modeste outil, se fondent dans ce petit monde amoureusement composé sur des lois de méditation et de rêverie qui le font graviter sans bruit autour de ma pensée. Je ne les vois pas, je les vis. Il n'en est point qui sollicitent indiscrètement mon attention épandue seulement sur ces formes morales qui me les rendent d'un commerce si doux et d'un contact si indéfinissable, quand par hasard ils me viennent sous la main. A ma sauvagerie qui redoute les hommes, conviennent ces mystérieuses relation qui des objets à moi établissent des liens affectueux. Je vis dans une société magique où je ne vois plus la matière, mais la seule forme des signes qu'elle me propose, et je tiens si intimement à ce monde amical que je n'y trouve plus jamais d'obstacle au mouvement de mes songes.» (Henri Bosco, Le mas Théotime)
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
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