«Vous êtes trop sensible», lui avait-dit ce figuier stérile, fier d'avoir un cuir psychique suffisamment épais et un bouquet de terminaisons nerveuses qui n'avait jamais puissamment fleuri pour affleurer à la surface de son être et venir lui rendre compte des échos des milliers de sensations diverses et variées qui font la richesse de celui qu'il juge, sur la base de critère totalement imprécis, comme étant «trop sensible». La vie lui avait fait subir une précoce déforestation  de sa sensibilité, donc de sa réceptivité, donc de son humanité, au point de ne plus se rendre compte qu'il avait été par là-même lobotomisé.

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Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?