Chaque samedi, sur le marché qui se tenait dans la rue des Artisans, on pouvait voir une petite roulotte au fronton de laquelle il était écrit: Les tranquillisants du moine d’Einsiedeln. Elle était tenue par une jeune femme d’une trentaine d’années, aux yeux miel pétillants et à la chevelure ornée de fleurs, qui proposait aux passants des petites pastilles aux vertus miraculeusement apaisantes. La première saison ne lui rapporta pas beaucoup d’argent. On regardait la petite caravane avec un sourire goguenard, manière de dire qu’on n’était pas dupe. Mais quelques enflammés du système nerveux qui avaient acheté les petites pilules d’un joli vert émeraude durent se rendre à l’évidence: ils allaient mieux. Les nuages noirs qui planaient au-dessus des zones mystérieuses de leurs humeurs se dissipaient. Et comme ces éclaircies ont des vertus communicatives, la chose commença à se savoir, et les ventes grimpèrent en flèche.
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J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...
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