J’ai toujours eu la velléité de vouloir me bonifier en travaillant sur des vertus qui me sont chères, comme la douceur, la patience, la compréhension. D’autant que mon naturel quelque peu impulsif m’a plus d’une fois fait échouer sur des rivages sur lesquels je me serais bien gardé d’aller si j’avais eu la maîtrise de ma langue. De temps à autre, j’ai pu m’enorgueillir d’avoir su me montrer patient. Belle hypocrisie! Le vertueux ne se mire pas le nombril en se faisant remarquer comme il est bon, calme, doux. Mais, conscient de tous mes manquements, je ne m’affligerai pas plus que nécessaire. Donc, je m’entraînais mollement à être sage, jusqu’à ce que la vie m’offre un stage intensif, à mes frais (le fait de payer de sa poche est une garantie de succès). Un coach en vertu à domicile m’annonça le programme sans détour...
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