Je n'en finis pas d’être surpris par la profonde simplicité avec laquelle sous la plume de frère Roger tout devient un lumineux ferment de réconciliation.
Magnifique image qu'un ami me rapporte de ce mort à l'hôpital qu'on amène dans une salle où quatre femmes l'attendent en prière pour le laver et le préparer pour la cérémonie. Et durant toute la préparation, elles chantent. En l'écoutant, je songeais que de se savoir que sa dépouille sera l'objet de tant de sollicitude devait être un premier pas vers le Paradis.
Durant le fameux débat entre les deux candidats français, ce qui m'a marqué, c'est la dureté des échanges. Comme si une parole bienveillante à l'égard de l'adversaire revenait à perdre la face. Aucun des deux n'a eu le cran de reconnaître que peut-être telle ou telle action avait du sens, et qu'il n'aurait pas fait mieux dans les mêmes conditions. Certes, on sait que l'exercice est une joute oratoire, et que la finalité est de tenter de détruire l'autre. Mais enfin, il s'agit tout de même de mettre un homme à la tête d'un État. Un homme qui devrait rayonner de qualités et de vertus qui l'honoreraient et donneraient confiance aux électeurs qui lui confieront l'arme la plus dangereuse qui soit pour leur propre avenir: le pouvoir. Dans ces conditions, se montrer humain aurait-il été honteux? Révéler des qualités de cœur aurait-il été dramatique? J'ai assisté durant trois heures à l'affrontement de deux hommes qui n'ont pas laissé transparaître une once de générosité, si ce n'est rhétorique. L'un fantasmait sur ce qu'il ferait et l'autre justifiait ce qu'il avait fait, chacun n'attendant que de pouvoir prendre l'autre en défaut de sécheresse, c'est-à-dire vivant, avec ses faiblesses, ses manques, bref tout ce qui aurait laissé transparaître une part sensible de sa personne qu'il aurait pu allégrement piétiner pour montrer qu'il était le meilleur.
Quelle idée m'a pris de vouloir écrire sur le consentir. Quel manque d'humilité! Me voilà bien embarrassé maintenant pour publier ma chronique de la semaine. Il me faudrait des années pour être à la hauteur de ce si beau verbe!
Un enfant, on commence par l'aimer, parce qu'il est évident de l'aimer, c'est notre enfant, et puis très vite ce sentiment si convenu vient à se fendiller et on commence alors à sentir que cet amour nous saisit au-delà de tout amour.
Cette histoire de figuier stérile qui pourtant ne pouvait pas donner du fruit vu que ce n'était pas la bonne saison me turlupine.
Fut un temps où l'on se souhaitait la paix, car quoi de plus important?

-Que la paix soit avec vous!

Sous nos latitudes, c'est quelque chose qu'on ne dit plus. Pourtant, c'est beau de se souhaiter la paix.
Le sentiment étrange de voir pour la première fois le visage d'une personne qu'on connaît depuis des années.
Un enfant n'est pas une clé pour partir à la découverte de soi. C'est un pied de biche!
Les sensations sont le principal organe d’orientation d’une vie.

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?