Quand on sait un peu l'art des mots qui font pleurer, l'art des mots qui font aimer, rire ou rêver, on se doit d'être très prudent. Les gens qui nous lisent nous confient quelque chose de précieux, d'intime, nous font confiance. Et ça, c'est énorrme. On n'a pas le droit de les trahir ou de jouer avec eux. On n'a pas le droit d'ériger l'émotion en système comme le font certains.
Je remercie Gmail d'avoir créé une fonction "Take a break" et de me suggérer d'aller faire un tour, de faire une pause ou du vrai travail ("Go out a walk, get some real work done or have a snack. We'll be back in 14 minutes!").
Quand le web vous suggère de vous éloigner du web, c'est que vous êtes profondément virtualisé.
Grâce au web, j'ai gagné une heure en réservant mon billet en ligne, en n'ayant pas besoin de passer à l'agence de voyage ni à la banque pour aller chercher l'argent pour l'agence.
Bien.
Mais qu'est-ce que je vais faire de cette heure que j'ai gagnée?
Et puis, seul, devant mon écran, je n'aurais pas profité de faire une pause salutaire, de descendre dans la rue, de sentir le froid mordre mon visage, de discuter à la charmante voyagiste et d'aller prendre un petit café avant de retourner au travail.
Bien.
Mais qu'est-ce que je vais faire de cette heure que j'ai gagnée?
Et puis, seul, devant mon écran, je n'aurais pas profité de faire une pause salutaire, de descendre dans la rue, de sentir le froid mordre mon visage, de discuter à la charmante voyagiste et d'aller prendre un petit café avant de retourner au travail.
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