Le saxo de Bird au coeur de la nuit, en route vers le soleil Corse.
Je lis une publicité pour un produit esthétique: "Jolidermis, laissez le charme des rides aux autres".
Toujours l'éloge du lisse. Alors que les rides d'un visage sont belles, content une histoire. Crainte du creux que marque le temps.
Les baisers, les caresses et les émois de l'être aimé tatouent notre corps à tout jamais.
Facebook, google: même combat. Nous presser pour faire de nous du jus de données.
Le cerveau ne cerv'qu'elle.
Le pudding gris et spongieux qui nous sert de cerveau, c'est misère!
En observant certaines interactions sociales, je me dis que nous sommes en train de quitter l'ère de l'expression orale, du verbe, pour retourner au cri, à la contorsion lombrique.
Dans le bus, certaines personnes trouvent plus aisé de poser leurs grosses fesses sur votre sac plutôt que de vous demander verbalement si la place est libre. Drôle de manière de s'exprimer!
Parfois, pour séduuire une femme, il peut être utile de se couper les poils qui dépassent des oreilles. Parfois.
Facebook, gmail, twitter, blogger, autant de petites rigoles à travers lesquelles on fait dévaler des mots comme des billes qui sautillent dans la tuyauterie.
Il évoquait fort bien cet autre qu'au fond il n'aimait pas tant.