"Il existe une race, voyez-vous, les hommes qui portent en eux un clochard en filigrane, ceux qu'un rien rend heureux, un merle sur l'herbe, des lichens sur un mur, une flaque de soleil sur un arbre, ceux qui vivent pleinement l'instant, ils sont immortels, c'est pour eux que j'écris." (Jean Sulivan)
Carence: le mot lui-même est tellement effroyable, qu'il n'a pas d'étymologie connue. La carence, c'est l'indigence, la pauvreté, le manque. C'est du bien qu'on n'a pas, du bien en amour, du bien matériel, du bien en vie, qui manquent. C'est un mot miséreux qui vient lorsque un ou des humains se sont dérobés, ont manqué à leurs obligations essentielles.
Oui, la carence est un défaut du bien le plus primordial qui soit: la présence.
Sophie Marinopoulous, que j'admire, dit dans une de ses conférences que "l'amour ne suffit pas pour élever un enfant", en particulier quand il est adopté.
Je ne suis pas d'accord avec elle. Qui a l'amour, est comblé de dons. Par contre, je suis bien d'accord que les idées que nous avons en matière d'éducation, la façon d'interpréter une situation, de gérer ses propres émotions, de penser sa propre histoire et celle de son enfant, eux, ne suffisent pas. Et qu'il est important de se faire aider pour les passages difficiles.
On m'objectera que c'est bien là la preuve que l'amour ne suffit pas. Mais justement, l'amour suffit, une fois qu'on s'est désencombré.
Mais c'est vrai que je pinaille. Car je suis convaincu qu'il est important de se faire aider, et avant, bien avant que ça aille très mal!
Inscription à :
Articles (Atom)
-
J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...