Toute démarche qui va dans le sens du coeur rencontre des forces contraires, qui nous prennent à rebours. Plus ces forces contraires sont fortes, plus on est assuré d'être sur la bonne voie: comme le saumon qui remonte la rivière des Origines.
"Il existe une race, voyez-vous, les hommes qui portent en eux un clochard en filigrane, ceux qu'un rien rend heureux, un merle sur l'herbe, des lichens sur un mur, une flaque de soleil sur un arbre, ceux qui vivent pleinement l'instant, ils sont immortels, c'est pour eux que j'écris." (Jean Sulivan)
La merveille d'un sous-bois baigné de soleil, perforé de raies d'or: un sentiment de joie et de paix profonde m'envahit.
L'avarice est une avarie du coeur.
On peut avoir une certaine liberté ou jouir d'une liberté certaine.
Un travers pour lequel j'ai le moins de tolérance: se mettre en position de victime.
Une chose est sûre, et si il ne devait rester qu'une merlinade, ce serait celle-ci: nous ne nous portons pas assez d'attention les uns les autres.
Quelqu'un qui vous est cher, à qui vous dites quelque chose d'important et qui vous répond:
- Et à part ça?

Il s'agit de digérer.
Quand on a manqué soit même, peut-on trouver les ressources pour ne pas faire manquer un autre que soi? (Enfant, épouse, petite amie...). Je pense que oui. Mais pour ce faire, il faut avoir été restauré. Restaurer, le joli mot! Aussitôt, on a envie de se mettre à table.
Carence: le mot lui-même est tellement effroyable, qu'il n'a pas d'étymologie connue. La carence, c'est l'indigence, la pauvreté, le manque. C'est du bien qu'on n'a pas, du bien en amour, du bien matériel, du bien en vie, qui manquent. C'est un mot miséreux qui vient lorsque un ou des humains se sont dérobés, ont manqué à leurs obligations essentielles.

Oui, la carence est un défaut du bien le plus primordial qui soit: la présence.
Sophie Marinopoulous, que j'admire, dit dans une de ses conférences que "l'amour ne suffit pas pour élever un enfant", en particulier quand il est adopté.

Je ne suis pas d'accord avec elle. Qui a l'amour, est comblé de dons. Par contre, je suis bien d'accord que les idées que nous avons en matière d'éducation, la façon d'interpréter une situation, de gérer ses propres émotions, de penser sa propre histoire et celle de son enfant, eux, ne suffisent pas. Et qu'il est important de se faire aider pour les passages difficiles.

On m'objectera que c'est bien là la preuve que l'amour ne suffit pas. Mais justement, l'amour suffit, une fois qu'on s'est désencombré.

Mais c'est vrai que je pinaille. Car je suis convaincu qu'il est important de se faire aider, et avant, bien avant que ça aille très mal!

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?