Parfois, le monde est tout simplement beau, si beau que ça en devient déchirant.
La négation d'un visage est un viol. Il est donc urgent dire aux jeunes adolescents qui s'approchent de ces premières et si chères expériences que, dans l'ordre humain, la vigueur du plaisir est intimement liée à la reconnaissance non négociable d'une voix et d'un visage. En les accueillant, le temps d'une nuit ou d'une vie- peu importe - il se fera le garant du bien le plus précieux: la dignité. C'est bien pour cela que le pied géant, c'est un "encore" murmuré durant l'étreinte: donne-moi encore la joie de me sentir pleinement être, respectée, en train de savourer cette émotion jubilatoire dans tes bras. Autant dire qu'à cet instant, Pornéïa et son cortège de chimères mortifères, s'évanouissent comme des feux follets.
Au réveil, regarder le monde, le ciel, le temps qu'il fait, les couleurs de l'aube. Ecouter le chant des oiseaux. Entendre la rumeur de la ville au loin. Fait-il déjà chaud? Dans une heure, je rejoindrai les habitués du bus de 7h14. S'imprégner de toutes ces petites choses du dehors, pour pleinement entrer dans sa journée. Se mettre dans des dispositions d'écoute, avant que ne vienne s'imposer le monologue intérieur qui va dicter tous les devoirs de la journée. Laisser entrer la vie avant de chercher à la triturer et à l'obliger.
Ce sont les petites choses qui contiennent les grandes. Mon regard contient le ciel, un orchestre symphonique pénètre dans mon oreille, mon pouce peut couvrir la lune, l'odeur d'une forêt entre par mes narines. De même que c'est un détail qui me captera en entier. Le sourire d'une personne aimée, le chant du merle, une fleur, un beau poème qui enveloppe tout mon être.
Inscription à :
Articles (Atom)
-
J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du maga...