De regarder la joie d'être de ma fille, je comprends que la joie est une insurrection spontanée, elle rayonne, elle fait vibrer toute la baraque humaine.
Un écrivain sur un plateau, durant les quelques instants avant qu'il prenne la parole, pendant qu'on le présente, me fait songer à l'albatros de Baudelaire. Il me paraît vulnérable, inadapté, empêtré dans sa personne, empêché dans cette attente. Puis ils prennent la parole, et alors, parfois, le miracle se produit.
Ecoutez le billet du jour, Quelle belle mort?
La réalité est une maladie de mortel.
Je ne sais pas si on cherche tant à être heureux ou juste à souffrir un peu moins.
Encore et encore et encore...

Paradis humains: j'en arrive à ne désirer plus que ce qui est, les rêves d'autres choses, vraiment, me semblent le fruit de notre insuffisance.
-- Gustave Roud

Oui! Oui! Oui!

Faire le lest du reste.
Chaque fois que je me mets à écrire, j'ai l'impression de mettre de l'ordre dans mes affaires.
La marge, c'est ce qui fait tenir les pages d'un livre ensemble.
L'habitude est la plus infâme des maladies parce qu’elle nous fait accepter n’importe quel malheur, n’importe quelle douleur, n’importe quelle mort. Par habitude, on vit aux côtés de personnes odieuses, on apprend à porter des chaines, à subir des injustices, à souffrir, on se résigne à la douleur, à la solitude, à tout. L'habitude est le plus impitoyable des poisons, parce qu’il entre en nous lentement, silencieusement, il grandit peu à peu, se nourrit de notre inconscience, et quand on comprend qu’il est partout en nous, chaque fibre de nous-mêmes s’y est adapté, chacun de nos gestes est conditionné, il n’y a plus de médecine pour nous guérir.

-- Oriana Fallaci, Un Uomo (traduction de Sergio Belluz)

Les lapins crétins

Les lapins crétins, c'est un peu Benny Hill pour les enfants?