Branche de prunier coupée fleurit quand même. J’observe dans le vase les bourgeons qui explosent en pétales aurorés, comme des gouttes de sang claires. Cette branche guillotinée contient donc assez de vie pour poursuivre le travail de l’arbre dont elle est détachée. Car il est dans la nature des choses de la nature d'assumer fidèlement jusqu'à leur terme la tâche confiée, dans la forme donnée pour la réaliser.
Songeur, je me demande quelle est la tâche qu’on nous a confiée, à nous, dans le vase d’une société qui s’acharne méticuleusement à couper nos racines.
Quel est notre fleurir humain quand on nous détache de l’arbre ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire