J'ai lu «Une si belle image» de Katherine Pancol, sans sourciller, jusqu'à la dernière page, comme on lirait un long article du magazine Gala ou Voici. J'y ai appris que Jackie Kennedy aimait ses enfants. Bien. Que pour calmer ses angoisses elle dépensait des centaines de milliers de dollars sur le dos de ses maris. Bien. Qu'elle a quand même connu des coups durs où elle n'avait que 150'000 dollars par an et toutes ses factures payées par Joe Kennedy. Bien. Qu'elle était cultivée. Bien. Que personne ne l'avait jamais soumise, mais qu'elle avait quand même fait amende honorable auprès d'Aristote Onassis quand il a menacé de baisser son pourcentage sur l'héritage. Bien. Que tout ça c'était la faute de son papa et sa maman. Bien. Mais qu'il ne lui était jamais venu à l'idée de faire autre chose de ses millions que de s'acheter des chaussures, sauf à la fin de sa vie, enfin ce n'est pas très clair. Bien. Que cette femme était plus que son image. Bien. On referme le livre et on se dit: bon, voilà.

8 commentaires:

  1. Viviane5.9.12

    Elle a eu des parents terribles; puis un mari des plus infidèles et une belle famille assez particulière. Elle a fait une fausse couche et accouché d'une petite fille morte-née. Son petit garçon Patrick meurt peu de temps après sa naissance. Elle est aux côtés de son mari quand il se fait assassiner d'une balle dans la tête, qui en éclatant l'éclabousse de la chair de son époux. Puis Onassis, sans commentaire et enfin le cancer et la mort.
    Pauvre petite fille riche. Elle a eu tout l'or du monde, première dame d'un puissant pays, c'est l'image. La femme a eu plus que son compte de souffrance et je comprends pourquoi elle ne pouvait faire autre chose que de dépenser son argent en chaussures.

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  2. Le lot de douleurs n'explique pas tout.

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  3. Viviane5.9.12

    Et quelle est votre explication?

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  4. Je n'en ai pas. Chaque vie se dessine à sa façon. Et chacun fait ce qu'il peut avec sa douleur et son nombril.

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  5. Viviane6.9.12

    Voilà une expression intéressante, "se regarder le nombril" ...
    Chacun fait ce qu'il peut avec sa douleur, et chacun progresse par rapport à lui-même, certains reviennent de très très loin.
    D'aucuns naissent le corps contrefait, d'autres avec la cervelle version béchamel, beaucoup naissent avec une âme à la bonne place mais qui se trouve tordue par une éducation terrible et/ou un environnement infect.
    Il faut parfois une vie pour redresser l'âme, et encore.

    J'ai un peu de mal à comprendre ce qui vous gêne dans tout ça.

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  6. Peut-être l'insipidité du livre que j'ai lu.

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  7. Viviane6.9.12

    oups, j'ai cru que vous preniez Jackie Kennedy comme bouc-émissaire de livres insipides.

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  8. Disons que j'ai une bonne centaine de figures qui me viendraient à l'esprit avant elle, et que ce n'est pas le livre de Pancol qui m'aura fait découvrir une figure exceptionnelle, mais ceci étant dit, etc, etc.

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